:: Accueil du site > [ X-Files ] > [ L'après Roswell ] du Col. Philippe Corso Part.02/02

(100 ans de mensonges)

[ L'après Roswell ] du Col. Philippe Corso Part.02/02

( traduction du livre "The day after" )

Publié le 21 mai 2006 - Modifié le dimanche 21 mai 2006 :: 1603 visites robots/humains. ( Popularité: 1)

ScientoX

fontsizeup fontsizedown Enregistrer au format PDF impression envoyer l'article par mail title= envoyer par mail syndiquer le forum 0 réaction NOTE:
(0 - 0 vote)


- Est ce que les gouvernements nous mentent ?
-* un ovni s’est écrasé à rosswell en 1947 ?
-* certaines techniques sont issues de cette récupération ?
-* les "puces" et microprocesseurs faisaient partie de cette récupération ? etc.etc
- La réponse est : OUI  ! ...Jusqu’à quand pourront ils maintenir ces mensonges ?

Suite de la part01

Mais comment faire ça quand le monde entier vous regarde ?

L’Armée et l’Air Force avaient une idée. Lockheed avait démontré qu’ils seraient en mesure de développer un avion de surveillance, l’U2 et éventuellement le SR71, en dehors de l’attention du Public et effectuer ses vols sans trop d’interférences avec les chiens de garde du Sénat et sans la présence des journalistes. Pourraient-ils faire la même chose avec un satellite ? S’ils le pouvaient, est-ce que les photos du satellite seraient aussi fiables que celles de l’ U2 ?

L’Armée et l’Air Force formulèrent le tout dans un programme commun avec la NASA sur l’envoi de satellite dans l’espace pour montrer leur drapeau au monde. Les Soviétiques les avaient battus dans la course avec Spoutnik, et les échecs de lancements de satellites de l’Armée et de la Navy donnaient aux Américains encore plus de rancoeur.

Après un certain nombre d’essais, le National Security Council avisa le Président Eisenhower de jeter l’éponge, et de mettre en commun toutes les ressources scientifiques Nationales et de confier la course dans l’Espace à une agence civile. Les Militaires apprirent leurs leçons dans ce domaine technologique en regardant faire la NASA.

La NASA eut quelques succès immédiats et avant la fin de l’Administration Eisenhower, en 1960, ils savaient gérer la mise en orbite de satellites et avaient entrepris des expériences sur les effets d’un vol orbital, avec des animaux plus sophistiqués que dans les expériences entreprises par l’Armée, sur les V2, avec des petits primates à Alamogordo à la fin des années 40 et début des années 50. Quand les Renseignements de l’Armée et de l’Air Force virent les succès des satellites de la NASA et la vulnérabilité grandissante des U2, ils conçurent une réponse possible à leur besoin en programme de surveillance.

Quand la NASA commença son programme orbital Discoverer, en lançant une charge utile en orbite basse et en la récupérant, les Services militaires pensèrent y voir une solution. S’ils pouvaient d’une façon ou d’une autre fabriquer un satellite photographique assez petit pour être casé à l’intérieur, très réduit, de la capsule Discoverer, et récupérer l’appareil de surveillance quand l’Orbiter reviendrait sur Terre et de cette manière intégrer entièrement leur programme d’espionnage militaire dans le programme d’exploration scientifique civil sans alerter le Public, cela pourrait être leur meilleure couverture.

Ils savaient que les Soviétiques seraient très rapidement au courant de leur programme et ce n’était pas, en fait, une si mauvaise chose. Ils partaient du principe que comme la CIA était infiltrée par le KGB, il n’y avait pas moyen de garder le projet caché. Et Khrouchtchev n’aurait plus à s’inquiéter sur la violation délibérée de son espace aérien, et donc il serait tiré d’affaire au Kremlin et leur en serait reconnaissant.

Tout ce qu’ils avaient à faire, c’était d’éloigner les civils et ils seraient libres. Le programme « Corona » était en mesure de passer sans un chuchotement.

Les Soviétiques suivraient sans une protestation, et ils pourraient prendre leurs photos de surveillance.

Ils ajoutèrent une prime additionnelle, pour les Soviétiques, afin de les encourager à dire à leurs amis dans la CIA d’ébruiter l’histoire aux journalistes amis et de souffler la couverture sur l’ensemble de l’opération.

Ils les encouragèrent à participer avec eux à l’ordre du jour caché de Corona : surveillance de crashs extraterrestres potentiels. Les Renseignements de l’Armée, avec l’approbation de la NSC et d’Eisenhower, firent savoir à leurs homologues, dans l’armée Soviétique, que tout Renseignement aérien révélant la présence d’Extraterrestres sur le territoire Soviétique serait partagé avec les Militaires. Ce qu’ils faisaient de l’information, les Américains ne sans souciaient guère. Mais l’Armée leur en serait plus que reconnaissante. Les Militaires professionnels n’avaient aucune confiance dans les Commissaires du Parti Communiste.

Ainsi, bien que les Américains renseignent les Soviétiques d’une présence extraterrestre sur leur territoire, les Américains ne disaient en fait rien au Gouvernement Soviétique en raison de la très grande division existant entre le Parti Communiste et l’Armée.

La simulation faite par les Américains fonctionna bien et le KGB encouragea la CIA à ne pas révéler l’histoire.

Maintenant c’était à l’Air Force et à Lockheed de fabriquer le satellite de surveillance Corona, en dehors de la scène publique et de charger l’appareil dans la fusée de Discoverer, juste sous le nez des journalistes.

C’était une des plus grosses supercheries de la Guerre Froide parce que les Russes savaient ce que les Américains faisaient.

La NASA permit au projet de s’effectuer entièrement, même la presse affamée de la moindre information sur les vols spatiaux resta complètement dans le noir. Si cela était nécessaire, les Militaires pouvaient leur raconter des histoires. Ils savaient qu’ils disposaient de peu de temps sachant que les Soviétiques essayeraient d’embarrasser Ike à la fin de son mandat, en mettant au tapis un de leurs avions U2 et de capturer son pilote vivant.

Ils étaient maintenant en course avec les Soviétiques pour remplacer les U2 par Corona, même si les Soviétiques comprenaient et acceptaient ce que faisaient les Américains.

Ce fut une des ironies de la Guerre Froide.

Les ingénieurs de Lockheed conçurent le satellite pour qu’il puisse entrer dans le cône de charge utile de la capsule Discoverer. Ils travaillèrent sous des contraintes de temps brutales parce que le Président Eisenhower faisait pression sur le National Security Council afin d’arrêter complètement les vols d’U2.

Le vieux Général savait que ce n’était qu’une question de temps avant que les Russes ne capturent un pilote Américain vivant, obtiennent sa confession et le montrent à la télévision pour humilier les USA. Eisenhower était un homme qui se tenait à ce qu’il disait et qui détestait les Politiciens parce qu’ils cherchaient toujours la solution la plus opportune, pas forcément la plus honorable.

Alors que Khrouchtchev se plaignait des vols d’U2, Ike continuait à nier qu’il les avait autorisés. C’était un mensonge si évident que Khrouchtchev essayait de prendre Eisenhower en défaut : « Nous en descendrons un et verrons bien ce que vous direz ? ».

Mais Eisenhower nia l’existence des U2, puis se retourna vers son équipe, furieux de la situation dans laquelle, il se trouvait. « Arrêtez les vols » ordonna t’il. Mais la CIA poussait pour un dernier vol. Il allait servir un ultime but, argumentèrent-ils. Ils avaient entendu parler du système de défense aérien Russe pendant qu’ils surveillaient les zones, possibles, d’activité extraterrestre. Corso ne sut pas s’ils trouvèrent une preuve d’atterrissage extraterrestre en Russie pendant la surveillance U2, mais les Extraterrestres s’apercevraient sûrement qu’ils étaient désormais capables de surveiller le territoire Russe et par le fait connaissant cette capacité Américaine, contribuerait à la dissuasion de continuer à voler au dessus du territoire de l’Union Soviétique en toute impunité.

La CIA prétendait que les U2 étaient si importants pour la Sécurité Nationale de l’Amérique qu’ils étaient prêts à sacrifier leurs pilotes. Cependant, Corso pense que les taupes du KGB, qui avaient pénétré la CIA, voulaient qu’Eisenhower soit embarrassé devant le monde entier. Et quand Francis Gary Power fut abattu en Mai 1960, ils pensèrent avoir leur chance.

Il y avait encore un grand doute à propos de l’U2 abattu. Sa mission était de voler au-dessus des installations de missiles Russes les plus sensibles et de faire de lui une cible. Ils pensaient que les SAM Russes ne pouvaient pas atteindre son altitude. Mais que Powers se soit endormi sur son manche à balai par manque d’oxygène ou qu’il soit descendu à trop basse altitude sur ordre de la CIA pour prendre de meilleures photos ou pour en faire une cible plus provocante, ils ne le sauront jamais.

Corso pense que Powers commençait probablement à perdre connaissance en raison du manque d’oxygène et qu’un missile SAM explosa suffisamment prés, pour lui faire perdre le contrôle de son avion. Son avion ne fut pas abattu par un missile. Le U2 était un avion très difficile à faire voler. Alors que son avion tournoyait vers le sol, Powers, trop désorienté pour reprendre le contrôle, poussa sur le levier à côté de son siège et s’éjecta.

Powers fut capturé vivant, paradant devant les cameras et forcé de confesser qu’il espionnait l’Union Soviétique. Khrouchtchev avait une excuse pour annuler la réunion au sommet avec Eisenhower. Eisenhower, comme il le craignait, fut publiquement humilié et forcé d’admettre à Khrouchtchev qu’il avait envoyé l’U2 au-dessus de l’Union Soviétique. Il promit à Khrouchtchev que les vols d’U2 seraient désormais arrêtés, éliminant un outil de surveillance valable en les rendant potentiellement aveugles, non seulement sur ce que faisaient les Soviétiques, mais aussi sur ce que faisaient les Extraterrestres en Asie. Ce fut une mauvaise expérience pour le vieil homme qui était convaincu avoir été compromis par sa propre Administration.

Durant les derniers mois de préparation du vol de Gary Powers en U2, la NASA complétait les détails techniques pour insérer Corona dans la charge utile de Discoverer.

Si tout allait bien, le premier lancement de Corona donnerait au National Security Council les résultats qu’ils espéraient et le programme U2 deviendrait obsolète grâce à Corona.

Gary Powers fut descendu et le programme U2 prit fin par décision d’Eisenhower.

Ils étaient désormais aveugles. Discoverer fut lancé de Cap Canaveral et tous ceux qui en connaissaient les enjeux retinrent leurs souffles.

Ça fonctionna plutôt bien, ils avaient maintenant des yeux. Si ça avait échoué, leur meilleure opportunité de surveillance aurait échoué.

Vous pouvez imaginer la jubilation du Pentagone quand la charge utile de Corona fut récupérée et que les premières photos furent développées. Elles étaient meilleures que celles obtenues avec l’U2 et Corona demeurait complètement invisible aux Soviétiques.

Khrouchtchev cacha l’information à son propre gouvernement et Eisenhower ne fit jamais de déclaration publique au peuple Américain. En plus de suivre les développements des missiles Soviétiques, ils pouvaient aussi suivre toutes les tentatives extraterrestres de surveillance de base dans les régions éloignées d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du sud. Ils corrigeaient le déséquilibre entre eux et les EBEs ; une petite victoire certes mais néanmoins une victoire.

Ce qui satisfaisait le plus Corso, à propos du projet Corona, c’est qu’il était aussi élégant que couronné de succès.

Avec la même facilité avec laquelle ils avaient intégré le viseur nocturne de Roswell dans le torrent de développement de Fort Belvoir, ils avaient réussi à intégrer la surveillance photographique Corona dans le programme en cours : Discoverer.

Personne ne réalisait bien ce qu’ils avaient accompli et comment les Militaires utilisaient les programmes traditionnels pour prendre en compte leurs propres développements de systèmes d’armements secrets.

Au même moment, ils savaient qu’ils gagnaient du terrain sur les Extraterrestres. Avec chaque nouveau projet réussi dont quelques-uns basés sur la technologie de Roswell, ainsi que d’autres commencés spécialement pour contrer les capacités extraterrestres découvertes à Roswell, ils pensaient faire avancer leur pion.

Ils pensaient que, peu importaient les intentions Extraterrestres hostiles, ces derniers n’auraient plus les pleins pouvoirs pour lancer une guerre globale contre les Américains.

Les EBEs étudiaient les Hommes, ils les infiltraient, les utilisant jusqu’à ce qu’ils ne soient plus capables de leur résister mais ils n’ont jamais eu l’intention, pas plus que la capacité, pensaient-ils, de détruire la planète et de se l’approprier.

Mais ce dont ils avaient besoin, c’était d’un avant-poste, un endroit qui pourrait leur donner un avantage stratégique, une base pour frapper les Extraterrestres suffisamment fort afin de les faire déguerpir sans créer de panique sur Terre.

Ils avaient besoin d’une base sur la lune.

C’était une chose à laquelle rêvait l’Armée depuis la rencontre avec les Extraterrestres à Roswell. C’était un projet ambitieux qui avait rebondi et généré du scepticisme dans l’Armée, pendant un an, jusqu’à ce qu’il arrive sur le bureau de Corso.

12 - Le projet de Base Lunaire.

« J’envisage un développement expéditif de la proposition pour établir un avant-poste lunaire d’une importance décisive pour l’Armée US dans le futur. Cette évaluation est, apparemment, partagée par le chef d’État-Major en considération de son approbation accélérée et à son enthousiasme pour l’initialisation de l’étude » écrivit le Général Trudeau au Chef du service du Matériel en Mars 1959, en soutien au projet de l’Armée : HORIZON, un plan stratégique pour déployer un avant-poste militaire sur la surface de la lune. C’était la réponse la plus ambitieuse de l’Armée à la menace Extraterrestre. C’est un des projets que le Général Trudeau donna à Corso.

« Les gars de la NASA vont récupérer entièrement l’affaire des lancements de fusées » dit Trudeau, « et l’Armée n’en aura même pas les miettes. »

Corso venait juste de quitter la Maison Blanche à l’avènement de la NASA en 1958 et il savait ce que cela présageait. Ça transfèrerait la responsabilité de la conquête de l’Espace des Services Militaires à une agence civile qui était supposée répondre à toutes les promesses Américaines, vis à vis des autres pays sur la démilitarisation de l’Espace. C’était une louable intention, tout le monde voulait la soutenir : démilitariser l’Espace, ainsi les pays pourraient explorer et expérimenter sans le risque de perdre leurs véhicules ou satellites lors d’activités hostiles.

Pour les USA et la Russie, cet accord disait que leurs Astronautes et Cosmonautes ne pourraient pas se faire la guerre. Bonne idée. Mais quelqu’un oublia de le dire aux Extraterrestres qui violaient systématiquement l’espace aérien de la planète depuis des décennies, sinon des siècles et avaient déjà une base opérationnelle sur la Lune.

Pour le Général Trudeau et beaucoup de commandants militaires US, la capacité des Russes à envoyer des Cosmonautes et des véhicules de grande charge utile, avec une relative facilité était une perspective effrayante.

À moins que l’Amérique ne concurrence la technologie Soviétique avec son propre programme de lancement et d’expansion de satellites de surveillance, l’Armée pensait qu’elle cèderait une partie stratégique importante à l’Union Soviétique.

En 1960, les USA avaient atteint une situation critique. En raison du créneau de développement et le temps que cela prendrait pour faire passer les projets par ces développements, les programmes commenceraient trop tard pendant la décennie 60 et seraient irrémédiablement obsolètes dans les années 70, quand les Soviétiques, comme ils s’y attendaient, auraient établi une présence dans l’Espace.

Comme dans les programmes U2, les Américains avaient un autre ordre du jour occulte qui les préoccupaient bien plus que la capacité Soviétique à les menacer dans l’espace avec des missiles nucléaires. Ils étaient aussi très conscients des risques d’une puissance militaire, dominante sur Terre, afin d’établir leurs propres conceptions des conventions avec les Extraterrestres.

Ils avaient déjà vu comment Staline avait négocié un pacte de non agression avec Hitler, permettant aux Allemands de stabiliser leur front à l’Est et d’envahir l’Europe de l’Ouest. Ils ne voulaient pas voir Khrouchtchev gagner un pouvoir incontesté dans l’Espace que les Extraterrestres lui auraient facilement accordé pour garantir à chacun d’eux un certain degré de liberté pour dominer les affaires politiques de la planète.

Ça peut sembler paranoïaque aujourd’hui, mais à la fin des années 1950, c’était exactement la pensée de la communauté des Renseignements militaires.

Les intérêts du Général Trudeau étaient les mêmes que quiconque, connaissant la vérité sur la présence Extraterrestre autour de la planète. Ils ne savaient pas si une de ces nombreuses observations pouvait devenir, pour de bon, un atterrissage en force ou si une invasion avait déjà commencé.

En l’absence de toute information contredisant leurs craintes, il était du devoir des Militaires de prévoir le pire scénario. C’est pourquoi l’Armée poussa pour le projet Horizon. Ils se devaient d’avoir un plan.

Les documents Horizon étaient franchement, l’expression de leurs inquiétudes : ils devaient mettre un avant-poste militaire armé sur la Lune d’abord parce que si les Soviétiques achevaient cet effort avant eux, les Américains seraient en devoir de donner l’assaut à une montagne ou d’assurer une position militaire. Ils se devaient plutôt d’être les défenseurs d’une solide enclave fortifiée plutôt que d’en être les attaquants. Leur avant-poste devait être assez solide pour résister à un assaut et avoir assez de personnel pour conduire des expériences scientifiques et une surveillance continuelle de la Terre et de son espace.

Au début, le Général Trudeau argumenta que l’avant-poste devait avoir une taille suffisante et une activité constructive suffisante pour permettre une survie et une activité modérée pour 10 à 20 personnes. Il devait permettre une extension des installations permanentes, et une rotation du personnel afin de garantir le maximum de temps pour une occupation soutenue.

Le Général Trudeau ne voulait pas seulement une tête de pont sur la lune, il voulait que cela soit permanent et capable de se subvenir à lui-même pour de longues périodes sans aide de la Terre.

Par conséquent, l’emplacement et l’étude étaient critiques et nécessitaient, du point de vue de l’Armée, une station avec un système de surveillance spatiale triangulaire qui faciliterait :

- Une capacité de communication avec la Terre et une observation optimum de celle-ci.
- Des voyages de routines entre la Terre et la Lune.
- La meilleure capacité d’exploration possible pas seulement dans la zone environnante de la surface lunaire mais en vue de plus longues expéditions d’explorations militaires.
- La défense militaire sur la Lune. L’objectif initial de l’Armée était d’établir la première installation permanente sur la Lune, rien de moins. Le potentiel militaire sur la Lune était d’une importance primordiale, mais la mission permettrait, aussi, de potentielles recherches scientifiques et commerciales.L’Armée voulait rendre Horizon conforme à la politique Nationale existante pour l’exploration spatiale, même dans la mesure où la démilitarisation de l’espace était en jeu.

Mais ce n’était pas simple parce que tous ceux dans l’Armée qui avaient été en contact avec le dossier Roswell pensaient qu’ils étaient déjà soumis à une sorte d’attaque.

Démilitariser l’Espace était seulement un moyen d’être un jouet dans les mains d’une Culture qui avait étalé une intention hostile envers eux. Mais ils réalisèrent que vouloir l’établissement d’une présence militaire dans l’Espace encouragerait les Soviétiques à les battre, étape par étape, avec pour résultat une course à l’armement dans l’Espace qui pourrait exacerber les tensions de la Guerre Froide.

L’armement dans l’Espace serait bien difficile à contrôler et un échange militaire accidentel pourrait facilement précipiter une crise sur Terre. Ainsi, le problème entier sur l’établissement d’une présence militaire dans l’Espace était une devinette. Horizon était la tentative militaire pour accomplir des objectifs militaires dans le contexte d’une politique Gouvernementale de désarmement.

L’Armée devait aussi, pour satisfaire sa planification, faire face à l’obstacle des membres du Groupe de travail sur Roswell qui avaient établi une politique de niveau de sécurité au-dessus du top-secret. Le Groupe de travail pouvait parfaitement établir que toute expédition militaire indépendante dans l’espace avec l’objectif d’établir un avant-poste sur la Lune, avait une grande probabilité de rencontre extraterrestre.

Pour cette rencontre, il n’y avait pas de garantie qu’un échange militaire ne s’ensuive pas ou dans une moindre mesure, un rapport militaire serait archivé.

Même si ces rapports étaient gardés secrets, il était hautement improbable que la presse n’entende pas parler de la rencontre des militaires avec des Extraterrestres.

Ainsi, le principe fondamental du Groupe de travail et de sa mission, le camouflage de leurs découvertes sur des formes de vie visitant et probablement, menaçant la Terre, serait incertain et des années d’opérations successives pourraient facilement avoir une fin peu satisfaisante.

Non, le Groupe de travail devait plutôt mettre l’exploration spatiale dans les mains d’une agence civile dans laquelle la bureaucratie serait plus facile à contrôler dont le personnel serait trié sur le volet et pour commencer, par les propres membres du Groupe de travail.

Ainsi, la scène était plantée pour une lutte bureaucratique acharnée parmi les membres du Groupe de travail, tous issus de la même organisation mais avec des niveaux de sécurité et des objectifs politiques différents et même la connaissance de ce qui s’était passé ces dernières années n’était plus de mise. Demeurait en sous main, l’hypothèse que la population civile mondiale n’était pas prête à connaître la vérité sur l’existence de Cultures extraterrestres sans parler de la menace probable que posaient ces Cultures à la Terre.

Le Général Trudeau était intrépide comme Corso ne l’avait jamais vu. En Corée, il avait chargé la montagne : Pork Chop, face à l’attaque ennemie, si furieusement que les Militaires qui étaient avec lui avaient pensé que leur dernière heure était arrivée. Ils ne pouvaient pas le laisser aller seul, c’est exactement ce qu’il comptait faire quand il jeta son casque et enlaça un Sergent blessé. Il arma son automatique et dit « J’y vais. Qui est avec moi ? ». Corso imaginait qu’il devait avoir le même visage qu’aujourd’hui, alors qu’il lui tendait le rapport du projet Horizon. « Nous y allons, Phil » dit-il, c’est tout ce que Corso avait besoin d’entendre.

Quand les partisans de l’agence spatiale civile firent valoir à l’Armée que toutes les questions évoquées sur le besoin d’établir d’abord une présence seraient accomplies par les missions civiles, le Général Trudeau argumenta que les plans civils ne parlaient pas explicitement d’une base sur la Lune mais seulement de la possibilité d’un avant-poste en orbite terrestre qui serait, ou pas, capable de servir comme halte pour les vols vers la Lune ou vers d’autres planètes.

Et le temps nécessaire pour construire une station spatiale orbitale la rendrait obsolète avant même qu’elle ne soit sortie des planches à dessins.

À côté de cela, le Général Trudeau fit valoir aux Scientifiques du « Eisenhower’s Aeronautics and Space Advisory Commitee », qu’il ne pouvait pas faire confiance à une agence civile pour remplir une mission militaire. Ce n’est jamais arrivé dans le passé et ça n’arrivera pas dans le futur. Si vous voulez remplir une mission militaire, seuls les Militaires peuvent le faire. Le Président Eisenhower comprenait cette sorte de logique.

A la fin des années 50, la Maison Blanche avait mis en avant ses interrogations auprès du Général Trudeau à propos de la recherche militaire et de la politique de développement en rapport avec le projet Horizon et plus particulièrement la raison pour laquelle les Militaires avaient besoin d’être sur la Lune, il convenait de comprendre également pourquoi une mission civile ne pourrait pas accomplir la plupart des objectifs scientifiques.

C’était au moment où la Maison Blanche soutenait la « National Aeronautics and Space act » et aussi la création de la NASA.

Le Général Trudeau répondit qu’il ne fallait pas écarter d’emblée le potentiel militaire au complet, « Mais », écrivit-il dans son rapport, « il est probable que l’observation de la terre et des vaisseaux spatiaux à partir de la Lune démontrera son important avantage. »

Plus tard, il écrivit qu’une ligne Lune/Terre, qu’une surveillance spatiale par triangulation, en d’autres termes, l’utilisation d’un point de référence sur Terre et un point de référence sur la Lune afin de pointer les positions de missiles ennemis, de satellites ou de vaisseaux spatiaux, promettait une plus grande autonomie et une plus grande précision d’observation.

Au lieu d’avoir un seul point d’observation, ils disposeraient d’un avantage décisif ayant une base lunaire comme référence supplémentaire et un autre point d’observation. Ce serait surtout le cas pour les missions lunaires et martiennes que la NASA s’apprêtait à planifier dans les années 60. Il dit que les stations radars terriennes étaient déjà inadéquates pour les opérations, en espace profond prévues par l’agence civile. Donc, cela n’avait aucun sens de dépenser de l’argent pour développer des réseaux de contrôles et de communications qui seraient obsolètes pour leurs utilisations prévues.

« L’utilisation d’un système d’armement sur une base lunaire contre la Terre ou des cibles spatiales devait être faisable et était souhaitable. » écrivit-il au chef du Matériel, révélant pour la première fois qu’il croyait, comme Douglas MacArthur, que l’Armée pourrait être amenée à faire une guerre dans l’Espace aussi bien que sur Terre.

Le Général Trudeau entrevoyait qu’un réseau de communication sur la Lune aurait un avantage pour suivre les missiles guidés, lancés de la Terre, mais il réalisa, aussi, que les armes pourraient être tirées de l’espace pas seulement par les Gouvernements Terriens mais aussi par des vaisseaux extraterrestres. C’était le projet de base lunaire, pensait-il, qui serait capable de protéger les populations civiles et les forces militaires sur Terre contre des attaques lancées de l’orbite terrestre comme de l’Espace. Mais l’initiative d’une base lunaire de défense avait une caractéristique additionnelle.

« La puissance militaire d’une base lunaire serait plus fortement dissuasive pour éviter de combattre en raison de l’extrême difficulté, du point de vue logistique ennemie, d’éliminer les capacités Américaines de ripostes. », supposait il, « Toute opération militaire pour l’ennemi, sur la Lune, serait difficile de par la difficulté inhérente à atteindre l’objectif, par contre si les forces Américaines y étaient présentes en permanence, elles auraient les moyens de contrer un atterrissage ou d’éliminer toutes forces hostiles qui tenteraient d’y atterrir. »

« Si des forces hostiles avaient la possibilité d’y être postées les premières, elles pourraient contrer les atterrissages Américains et tenteraient d’accuser, politiquement, les Américains d’utiliser leur propriété. »

L’Armée conçut le développement d’une base lunaire comme une tentative similaire à la construction de la bombe atomique : une vaste somme de ressources appliquées à une mission particulière, complètement secrète de par sa nature et un programme d’urgence pour compléter la mission avant la fin de la décennie à suivre. Il fit valoir que l’établissement d’un avant-poste devrait être un projet spécial ayant l’autorité et la priorité similaire au projet Manhattan pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Une fois établie, la base lunaire devrait être opérationnelle sous le contrôle d’un commandement spatial unifié, lequel serait une extension de la politique de commandement et de contrôle militaire actuel.

Le contrôle de toutes les forces militaires Américaines par un commandement unifié était déjà effectif à la fin des années 50, donc le plan du Général Trudeau pour un commandement spatial unifié n’était pas une exception à la pratique en cours.

La seule différence était que le Général ne voulait pas que le commandement unifié exerce son autorité uniquement sur la base lunaire, il voulait de ce commandement pour contrôler et utiliser les satellites militaires, les véhicules spatiaux militaires, les systèmes de surveillances spatiaux, et la gestion entière du réseau installé pour appuyer les avantages militaires.

Pour le Général, être second derrière l’Union Soviétique, pour le déploiement et le soutien d’une base militaire lunaire permanente, serait « désastreux », pas seulement pour le prestige de la Nation, mais pour tout le système démocratique lui-même. Dans l’estimation du Général Trudeau, l’Union Soviétique avait à ce moment planifié de construire une base lunaire dans le milieu des années 60 et voulait la déclarer territoire Soviétique. Il pensait que si les USA essayaient d’atterrir sur la Lune, et plus particulièrement s’ils essayaient d’établir une base là-bas, les Soviétiques voudraient profiter de cet événement comme un acte de guerre, étant une invasion de leur territoire, et ils essaieraient de montrer les USA comme agresseur et leur présence serait comme hostile. S’ils défendaient la Lune comme une de leurs colonies ou s’ils étaient la force déléguée au nom des Extraterrestres, les USA seraient dans une situation de faiblesse.

Ainsi, le Général Trudeau conclut et donc avisa le chef de l’ « Ordnance Missile Command » qu’il était de la plus extrême urgence que les USA imaginent un plan réalisable pour bénéficier d’un atterrissage habité sur la surface lunaire au printemps 1965, avec un avant-poste lunaire déployé et totalement opérationnel sur place 1966 pour un coût, réparti sur huit ans et demi, de 6 milliards de dollars.

Les 2 premiers astronautes, le fer de lance de l’équipage d’avant-garde, seraient prêts à atterrir sur la surface lunaire en avril 1965, dans une zone proche de l’équateur lunaire où, d’après des études, l’Armée croyait que le terrain supporterait de multiples atterrissages militaires, des installations de décollages et la construction d’une structure cylindrique, avec des murs tubulaires, construite sous la surface, dans une crevasse qui pourrait accueillir un personnel initial de douze 12 Militaires.

Le poids du matériel de construction pour cet avant-poste lunaire, 300.000 livres (135 tonnes), serait déjà sur le site, ayant été transporté dans les trois mois précédents. D’après les plans de l’Armée, une cargaison additionnelle de 190 000 lbs (86 tonnes) devrait être envoyée sur la Lune entre Avril 1965 et Novembre 1966. Et de Décembre 1966 à Décembre 1967, une autre cargaison de 266 000 lbs (120 tonnes) et des fournitures devraient être envoyées régulièrement à la base lunaire désormais opérationnelle.

C’était en Avril 1965 et le véhicule lunaire avec un équipage de deux Astronautes venait juste de toucher la surface lunaire. Bien que ce soit un appareil à capacité de décollage immédiat pour renvoyer les Astronautes sur Terre, leur reconnaissance orbitale avait déterminé que la zone était sûre et qu’il n’y avait pas de menaces aussi bien Soviétiques qu’Extraterrestres. La radio grésilla avec les premières instructions pour l’équipage.

« Ici contrôle Horizon, base lunaire. Vous êtes partis pour les premières 24 heures. » les informa le contrôle Horizon à Cocoa Beach, Floride, Cape Canaveral Space Command Center.

Ils sécurisèrent leur lieu d’atterrissage, lequel, s’ils recevaient l’ordre d’y rester pour des périodes supplémentaires, deviendrait immédiatement leur logis pour les deux mois suivants alors que les équipes de construction arriveraient de Terre pour commencer à assembler l’avant-poste.

Toutefois, avant même que la première cargaison habitée n’arrive, l’équipe d’avant-garde de deux Astronautes aurait confirmé la situation de la cargaison qui avait déjà été livrée sur site, affinant les études environnementales conduites par des sondes de surveillance non habitées et vérifierait que les mesures initiales et les suppositions d’établissement du site de la base lunaire étaient correctes.

En Juillet 1965, la première équipe de neuf personnes arriverait pour commencer à installer les tubes cylindriques dans la crevasse sous la surface et à installer les deux réacteurs nucléaires portables qui fourniraient l’énergie à l’avant-poste. Un certain nombre de facteurs avaient influencé la décision de l’Armée d’enfoncer les conduites sous la surface de la lune. Les plus importants d’entre eux étaient les températures uniformes, l’isolation de la matière lunaire elle-même, la protection contre une pluie potentiellement dangereuse de petites météorites et météores, le camouflage ainsi que la sécurité et la protection contre les radiations de particules qui n’avaient pas d’influence, grâce à l’atmosphère terrestre.

Les ingénieurs avaient conçu l’unité d’habitation pour ressembler et réagir comme une bouteille thermos vide avec un double mur et un isolant particulier. La forme en thermos préviendrait la perte de chaleur et donc isolerait l’unité d’habitation afin que la chaleur irradiée par le système d’éclairage artificiel interne suffise à maintenir une température confortable à l’intérieur. L’atmosphère pour l’équipage devrait être entretenue par des réservoirs isolés contenants de l’oxygène liquide et de l’azote et l’humidité serait éliminée ainsi que le dioxyde de carbone par des éléments chimiques recyclés à travers une série d’humidificateurs. Éventuellement, si la base devenait plus permanente et si de nouvelles équipes étaient amenées à y tourner, un système de recyclage plus efficace serait installé.

L’équipe de construction initiale serait assignée à vivre dans une configuration temporaire de blocs cylindriques et leurs nombres augmenteraient avec l’ajout de modules de six hommes et de fournitures. Comme l’installation permanente, la cabine de construction temporaire serait enfouie dans une crevasse sous la surface lunaire mais elle devrait être plus petite que la cabine permanente et n’avoir aucun équipement de laboratoire qui soit construit dans la structure permanente. À partir des composants déjà envoyés sur le site d’atterrissage, l’équipe de construction aurait à assembler un ‘rover’ (baladeur) pour la surface lunaire, un véhicule pour creuser et faire des tranchées, et un véhicule de type chariot qui servirait aussi de grue. Avec juste ces trois appareils, l’Armée pensait qu’une équipe de cinquante travailleurs pourrait assembler un avant-poste avec des éléments préfabriqués. Le plan Horizon pour la construction d’installations dans un état d’apesanteur, dans un environnement privé d’air deviendrait, finalement, le modèle pour la construction des stations spatiales Soviétiques MIR et Américaines FREEDOM.

Pendant que la construction de la structure souterraine permanente serait en route, d’autres membres de l’équipage devraient disposer à l’extérieur, le système de communication par antennes multiples qui serait relié avec les satellites terrestres géostationnaires afin de relier les transmissions de et vers la Terre. L’équipement radar sur la lune maintiendrait, également, une constante surveillance de la Terre et serait capable de suivre n’importe quel véhicule orbital à la surface de la Terre aussi bien que les vaisseaux spatiaux entrant dans l’atmosphère terrestre.

Les membres de l’équipage pourraient communiquer avec les autres et avec l’avant-poste lui-même par une radio montée dans le casque de leurs combinaisons spatiales.

Au moment où l’Armée proposait le projet Horizon, les Ingénieurs militaires avaient déjà sélectionné un certain nombre de sites de lancements. Au lieu de Cap Canaveral, l’Armée choisit un site équatorial parce que la Terre tourne plus rapidement à l’Équateur et de cette façon fournit une poussée supplémentaire à toute fusée et plus spécialement à celle ayant une forte charge utile. L’Armée choisit un site secret au Brésil où elle voulait commencer à construire des installations de lancements qui couvriraient le projet en entier. Les vaisseaux seraient suivis et contrôlés par les installations à Cocoa Beach, où l’Armée et la Navy lançaient déjà leurs satellites.

Ils scindèrent le programme en six phases commençant par la faisabilité initiale de Juin 1959, laquelle était écrite en réponse à la première proposition du Général Trudeau et devint la Phase I. La Phase II, était prévue pour être finie au début de 1960, quand Corso avait été mis sur le projet, il fut appelé pour un développement détaillé et une recherche de plans en conjonction avec les expérimentations préliminaires sur quelques-uns des composants essentiels.

Durant cette phase, Corso avait planifié d’utiliser les procédures régulières des RD afin de gérer et suivre les tests et être sûr qu’ils pourraient faire ce qu’ils disaient pouvoir faire dans l’étude initiale de faisabilité.

En Phase III, ils étudièrent le développement complet du système d’intégration et du matériel pour le projet complet. Ceci incluait les fusées, les capsules spatiales, tous les véhicules de transports et de construction lunaire, les installations de lancements sur le site proposé au Brésil et les composants de l’avant-poste lunaire, aussi bien la base temporaire que permanente. Était aussi inclus dans cette phase, le développement de tous les systèmes de communications, celui-ci incluant les stations relais, les systèmes de surveillance et les appareils personnels de protection et de communication que les Astronautes auraient à utiliser. Finalement, la Phase III fut sollicitée pour intégrer la réalisation technique de toutes les procédures nécessaires pour qu’Horizon soit un succès au niveau : des « rendez-vous » orbitaux, des ravitaillements orbitaux des véhicules lunaires de transports, du transfert de cargaison en orbite, de lancement et de test des fusées cargos.

Sous la Phase VI, le premier atterrissage lunaire aurait lieu en 1965,. L’établissement des deux premiers avant-postes d’observation pour deux hommes et la construction du premier bloc préliminaire de travail et d’espace vital serait effectué par le premier détachement de l’équipage. Les plans prévoyaient qu’après la fin de cette phase, « Un avant poste lunaire habité serait établi ».

Phase V et VI étaient les phases opérationnelles du projet et étaient prévues pour être finies dans une période de deux ans, commençant début Décembre 1966 et prenant fin en Janvier 1968. Durant ces phases, l’avant-poste progresserait de la forme préliminaire à une construction avec des installations permanentes. Ces installations commenceraient à surveiller la Terre, établissant la présence militaire Américaine par des positions fortifiées sur la Lune, et commenceraient les premières expériences scientifiques et d’explorations.

Dans la Phase VI, basée sur le succès de l’avant-poste permanent et l’exploration du terrain lunaire, l’Armée prévoyait d’étendre l’avant-poste avec plus de capacité d’atterrissage et l’apport d’équipements additionnels. De faire état des résultats de tests biologiques et chimiques et commencer les premières tentatives d’exploitations de la Lune comme entité commerciale. L’Armée croyait aussi qu’en exploitant commercialement la Lune, ils pourraient faire revenir dans les coffres Fédéraux les milliards de dollars dépensés .

Le projet Horizon avait aussi esquissé le développement d’une station orbitale autour de la Terre comme un projet annexe afin de supporter les missions d’atterrissages lunaires. Sous les spécifications de la station orbitale, les développeurs du projet suggérèrent le lancement et l’assemblage d’une « Austère et basique » plate-forme orbitale qui pourrait fournir les équipages d’astronautes en route pour la Lune. Pour échanger et accroître leurs charges utiles, leurs ravitaillements en combustible et leurs re-lancements. La station orbitale pourrait être importante, ainsi, dans les étapes d’expédition du projet Horizon, les équipages militaires pourraient transporter les cargaisons en apesanteur plus facilement que sur Terre. Les cargaisons pourraient être envoyées séparément, voyageant en orbite terrestre avec la station, puis ré-assemblées par les équipages qui pourraient vivre dans les cabines de leurs vaisseaux au lieu de retourner sur Terre une fois le plein de carburant et le ré-assemblage, des charges utiles, complétés.

Si la station spatiale préliminaire était un succès, l’Armée en envisageait une plus élaborée, avec des équipements plus sophistiqués qui pourrait avoir ses propres missions militaires et scientifiques et servir comme station relais pour les équipages en route pour l’avant-poste lunaire. Cette station serait une augmentation de la capacité militaire et rendrait les USA capables de dominer l’espace au-dessus de ses ennemis, aveuglant les satellites ennemis et détruisant leurs missiles. L’Armée voyait aussi la station spatiale orbitale comme un autre composant dans une défense élaborée contre les Extraterrestres, plus spécialement si les Militaires étaient capables de développer les lasers et les canons à particules qu’ils avaient vus à bord du vaisseau de Roswell.

La station spatiale fournirait à l’Armée la plate-forme pour tester des armes Terre-Espace, et celles-ci, le Général Trudeau et Corso étaient d’accord, seraient dirigées contre les Extraterrestres hostiles qui étaient la vraie menace de la planète.

Dans ses plans pour une gestion et un management séparés à l’intérieur de la structure de l’Armée, le projet Horizon était conçu pour être la plus grande opération de recherche, de développement, et de déploiement dans l’histoire de l’Armée. Plus grand que le projet Manhattan, Horizon aurait pu devenir une unité complètement séparée dans l’Armée elle-même.

Ainsi, le projet Horizon fut perçu comme une menace immédiate pour les autres branches de l’Armée, aussi bien que par les agences spatiales civiles. La Navy avait ses propres plans pour établir des bases sous-marines et voulait récolter les opportunités commerciales et scientifiques sous les océans au même moment, voir plus important, établir une défense anti sous-marine qui pourrait compter faire face à la menace sous-marine Soviétique.

L’Armée suspectait que les plans de la Navy, comme leurs plans de base lunaire, donneraient aussi à la Navy la capacité de surveiller les objets sous-marins non identifiés, si, en fait, c’était ce que les EBEs envoyaient sur la Terre.

Malgré l’opposition civile contre le plan militaire, le Général Trudeau écrivit que l’Armée n’avait pas d’autre choix que de défendre sa planification d’une base lunaire.

« Les Renseignements Américains sont d’accord pour confirmer que les Soviétiques disposeront, au plus tard en 1965, d’un atterrissage lunaire habité » Ceci, dit-il, établirait une jurisprudence Soviétique pour déclarer la surface lunaire comme territoire Soviétique, ce qui pourrait précipiter la prochaine guerre si les USA essayaient d’établir une présence là-bas. Être second n’était même pas une option.

« Comme le Congrès l’a noté, » continua le Général Trudeau, « nous sommes pris dans une tempête dans laquelle nous n’avons pas d’autre choix que de continuer. »

Cependant, alors qu’ils s’efforçaient de trouver le financement et le développement du projet Horizon, ils furent stoppés. Le programme spatial National était devenu la propriété de l’agence spatiale civile et la NASA avait son propre ordre du jour et son propre plan pour l’exploration spatiale. L’Armée avait réussi dans des projets discrets comme Corona, mais cela n’était pas suffisant pour lui fournir le contrôle nécessaire pour établir une base lunaire sous les conditions du projet Horizon.

Corso devint le porte-parole du Général Trudeau pour le projet à la Maison Blanche. Il était capable de faire pression pour cela et Horizon devint finalement une couverture effective pour tout le développement technologique qu’il avait mis en chantier avec le dossier Roswell. Personne ne savait combien de technologie de Roswell serait insérée dans le développement.

Après sa première année au bureau, le Président Kennedy avait aussi vu la valeur du projet Horizon même s’il n’était pas en position de démanteler la NASA et d’ordonner à la NASA de céder le contrôle à l’Armée pour le développement d’une base sur la lune. Peu de temps après que Corso ait témoigné devant le Sénat dans une séance top-secrète sur la façon dont le KGB avait infiltré la CIA et dictait certaines estimations des renseignements depuis la Guerre de Corée, le Procureur Général Robert Kennedy, qui avait lu ce témoignage secret, invita Corso à venir au Département de la Justice pour une visite.

Ils allèrent à une réunion ce jour là. Corso savait qu’il l’avait convaincu que les renseignements officiels que recevait le Président, à travers ses Agences, n’étaient pas seulement faux, mais qu’ils étaient délibérément défectueux. Robert Kennedy commença à voir que les Militaires au Pentagone n’étaient pas seulement un groupe de vieux soldats en attente d’une guerre. Il comprit qu’ils concevaient réellement une menace et que les USA étaient vraiment compromis par la pénétration Soviétique de la plupart de ses agences secrètes.

Ils ne parlèrent pas d’Extraterrestres ou de Roswell. Corso ne lui parla jamais des Extraterrestres, mais il fut capable de le convaincre que si les Soviétiques allaient sur la Lune avant eux, la victoire de la Guerre Froide leur appartiendrait à la fin de cette décennie.

Bobby Kennedy suspectait le fait qu’il y ait un autre ordre du jour dans le désir de l’Armée de déployer un avant-poste lunaire pour l’Armée, la science et les intentions commerciales, et sans jamais connaître cet ordre du jour inconnu, il promit qu’il en parlerait au Président.

Corso put seulement nous dire que pour lui ce fut un signe d’aboutissement quand le Président John Kennedy annonça à la Nation, peu de temps après la rencontre de Corso avec Bobby, qu’un de ses buts était que les USA envoient une expédition lunaire habitée avant la fin des années 60.

Il l’a fait !

Peut-être ne pouvait-il pas laisser à l’Armée un autre projet Manhattan. C’était une autre époque et une autre guerre. Mais John Kennedy avait compris, pense Corso, les vraies conséquences de la Guerre Froide et ce qui se passerait si les Russes avaient envoyé un vol habité sur la Lune avant eux.

La marche de l’histoire changea. C’était leurs expéditions lunaires, les unes après les autres, pendant toutes les années 60, qui non seulement attirèrent l’attention du monde sur Eux mais montrèrent à tous leurs ennemis que les USA étaient déterminés à la surveillance de ses territoires et à défendre la Lune. Personne ne considérait une guerre, plus spécialement les EBEs qui essayaient de les effrayer pour les éloigner de la Lune et de leurs propres bases.

Ils bourdonnaient autour des vaisseaux Américains, interféraient avec leurs communications et cherchaient à les intimider avec leur présence. Mais les Américains continuèrent et persévérèrent. Finalement, ils atteignirent la Lune et envoyèrent assez d’expéditions habitées pour explorer la surface lunaire et effectivement défier les EBEs pour le contrôle du ciel Terrien et de l’Espace.

Et bien que la proposition Horizon prévoyait un atterrissage lunaire en 1967, il présupposait que l’Armée voulait commencer à créer la bureaucratie nécessaire pour gérer l’effort et la construction du matériel nécessaire dès 1959.

Parce que la NASA gérait l’exploration spatiale, les USA mirent plus de temps pour atteindre la Lune que les Militaires ne l’avaient prévu au début, et bien sûr, ne construisirent jamais la base permanente prévue dans le projet Horizon.

Corso savait, bien qu’il soit sorti de l’Armée depuis 1969 que leurs succès pour l’exploration lunaire avaient démontré qu’ils en exerçaient le contrôle et que les EBEs n’auraient plus les rênes des cieux.

Ils démontraient aussi que si une transaction devait être faite, pour une relation de proximité à établir, les Soviétiques n’étaient pas ceux à qui parler.

Mais pour Corso, de retour en 1961, en considérant le gigantesque projet Horizon rapporté sur son bureau et en réalisant que l’Establishment Scientifique Civil s’était mobilisé contre cette tentative, Corso savait que des petites victoires pourraient suffire jusqu’à ce que la grande puisse être gagnée. Corso prit la plaquette avec les circuits imprimés récupérée de l’épave de Roswell et se dit que cela pourrait contenir le prochain projet.

Il savait à peine ce que c’était, mais si les scientifiques de White Sands avaient raison, c’était une victoire qu’ils savoureraient bien après les batailles politiques après la fin du projet Horizon.

13 - La puce à circuit intégré

Avec le projet de vision nocturne en route à Fort Belvoir et l’équipe du projet Horizon essayant de nager en amont du courant de la gestion civile pour le programme spatial, Corso tourna son attention sur le fragment suivant du crash de Roswell qui semblait particulièrement intriguant : la plaque de semi-conducteurs carbonisée qui s’était cassée en plusieurs morceaux. Corso n’en avait pas fait sa priorité, ne sachant pas réellement ce que c’était, jusqu’à ce que le Général Trudeau lui demande d’y jeter un oeil plus attentif.

« Parlez en à quelques-uns des Scientifiques des fusées à Alamogordo » dit-il, « Je pense qu’ils sauront ce que nous pourrons en faire »

Corso savait que dans les jours suivant le crash, le Général Twining avait rencontré le groupe d’Alamogordo et leur avait décrit quelques-uns des débris. Mais Corso ne savait pas jusqu’où il avait poussé ses descriptions et si les Scientifiques savaient quelque chose au sujet des plaquettes en leur possession.

« Je veux parler aussi à quelques Scientifiques, là-bas » dit Corso, « et plus spécialement je veux voir quelques ingénieurs des fournisseurs de la Défense. Peut-être pourront ils en estimer le processus de fonctionnement ».

« Allez à Bell Labs, Phil » suggéra le Général Trudeau « le transistor est sorti de leur atelier et ces choses ressemblent beaucoup à des circuits transistorisés. »

Corso avait entendu dire que le Général Trudeau avait travaillé de très près avec Bell Labs et Motorola sur la recherche en communication pendant la guerre, ensuite sur le site de test de lancements de missiles V2 à Alamogordo après le crash de Roswell. Est-ce qu’il leur avait donné du matériel du crash ou leur avait il montré la minuscule puce de silicone ?c’était pure spéculation. Tout ce que Corso savait, c’est que les travaux sur la miniaturisation des circuits firent un bond de géant en 1947 avec l’invention du transistor.

À la fin des années 50, les transistors avaient remplacé les tubes à vides dans les radios et avaient changé la boîte en bois de la taille d’un mur des années 40, en radio portable en plastique que vous pouviez écouter sur la plage pendant un chaud dimanche de Juillet. L’industrie de l’électronique avait fait un bond technologique majeur en moins de 10 ans et Corso s’était demandé, en privé, si du matériel de Roswell n’était pas sorti avant son arrivée aux RD en 1961.

Corso ne comprit pas immédiatement tout ça quand il montra ses plaques de silicones au Général Trudeau, mais il en devint rapidement et intimement convaincu de par le bourgeonnement de l’industrie informatique et par un très petit et invisible pignon d’un processus d’assemblage qui donnerait 50 ans plus tard les premiers systèmes de micro-ordinateurs et la révolution de l’ordinateur personnel.

Suite aux années qui avaient vu Corso rejoindre l’Armée en 1942, sa carrière l’avait conduit à travers les étapes d’un système basé sur les tubes à vide, comme les radios et les radars de la Deuxième Guerre Mondiale, au châssis de composants. C’étaient à l’origine de grosses unités de circuits qui, si elles réduisaient en taille, pourraient être changées en élément, voir très petits éléments, finalement en minuscules transistors et enfin en composants électroniques transistorisés. Les premiers ordinateurs militaires que vit Corso étaient de la taille d’une demi-salle, des monstres de tubes à vide cliquetants qui, aux standards d’aujourd’hui, prenaient une éternité pour calculer la plus simple réponse. Mais ils émerveillaient ceux qui n’avaient jamais vu d’ordinateur travailler auparavant.

À Red Canyon et en Allemagne, les radars de poursuite qu’ils utilisaient étaient contrôlés par de nouveaux ordinateurs à châssis transistorisés qui étaient assez petits pour être transportés en camion et suivre le bataillon. Quand Corso vit la plaque grise avec un quadrillage gravé dessus, il put faire une estimation juste sur sa fonction même s’il n’en n’avait jamais vu auparavant. Il savait, cependant, que les Spécialistes des fusées et les chercheurs Universitaires qui travaillaient avec les laboratoires de développements à Bell, Motorola et IBM feraient plus que comprendre la fonction primaire de ces puces et estimeraient ce dont ils auraient besoin pour le reproduire et se l’approprier.

Mais d’abord Corso appela le professeur Hermann Oberth pour savoir si un développement parallèle avait eu lieu après le crash de Roswell. Le Dr Oberth connaissait les Scientifiques d’Alamogordo et avait probablement reçu, en sous main, le contenu de la conversation qu’avait eu le Général Twining avec son groupe de travail dans les heures qui avaient suivi la récupération de l’appareil. Et si le Général Twining avait décrit certains débris, avait-il décrit ces petites puces de silicone ? et s’il l’avait fait, en ces mois ou l’ENIAC - le premier ordinateur - faisait ses premiers tours de manivelles à l’ « Aberdeen Ordonance Testing Ground », Maryland, qu’est-ce que ces Scientifiques avaient fait de ces puces ?

« Ils ont vu ceci à ‘Walker field hangar’ » dit le Dr Oberth à Corso, « tous ceux d’Alamogordo se rendirent à Roswell avec le Général Twining pour surveiller le chargement à Wright Field »

Oberth décrivit ce qui s’était passé le jour du crash quand une équipe de Scientifiques de l’AMC étudia soigneusement les morceaux et les débris du site. Quelques-uns de ces débris furent emballés pour être emmenés en B29. L’autre matériel, plus spécialement les caisses en partance pour Fort Riley, fut chargé dans un camion par la route.

Le Dr Oberth dit que des années plus tard, von Braun lui avait décrit comment les Scientifiques se tenaient en rang avec leurs équations prêtes afin de pouvoir les traiter sur l’ordinateur expérimental d’Aberdeen Maryland.

Von Braun avait demandé au Général Twining si quelqu’un à Bell Labs avait été contacté à propos de cette découverte. Twining avait semblé surpris au début, mais quand von Braun lui avait parlé des expériences sur les circuits intégrés, matériel dans lequel les électrons n’avaient pas besoin d’être excités par la chaleur pour conduire le courant, Twining avait été intrigué.

Et si ces puces étaient des composants d’un circuit très avancé ?lui demanda von Braun. Et si une des raisons pour laquelle l’Armée ne trouvait pas d’installation électronique dans le vaisseau était que des couches de ces plaques courraient dans tout le vaisseau ? Ces puces pouvaient être le système nerveux du vaisseau, transportant les signaux et transmettant les commandes exactement comme le système nerveux dans un corps humain.

La seule expérience du Général Twining était constituée du lourd système isolé de tubes à vide de la Deuxième Guerre Mondiale, où les fils multiples étaient protégés par des nappes. Il n’avait jamais vu, auparavant, de circuits imprimés métalliques comme ceux-ci. Comment fonctionnaient-ils ? demanda t’il à von Braun.

Le Scientifique Allemand n’en n’était pas très sûr, bien qu’il estimait qu’il s’agissait du même principe que les transistors que les laboratoires essayaient de développer jusqu’à ce qu’ils puissent être commercialisables. Cela transformerait complètement l’industrie de l’électronique, expliqua von Braun au Général Twining. Les Allemands avaient essayé, désespérément, de développer un circuit de cette sorte pendant la guerre, mais Hitler, qui pensait que la guerre serait finie en 1941, avait dit aux Chercheurs en informatique Allemands que la Wehrmacht n’avait pas besoin d’ordinateurs qui auraient un temps de développement supérieur à 1 an. Ils auraient célébré la victoire à Berlin avant la fin de cette année.

Mais la recherche sur les composants de circuits intégrés, que les Allemands avaient faite et le début du travail à Bell Labs n’étaient rien à côté de la merveille que Twining avait montré à von Braun et aux autres Scientifiques au Nouveau Mexique.

Sous une magnifique vitrine, le groupe pensa qu’il ne regardait pas seulement un simple composant de circuit intégré mais tout un ensemble de composants, intégrés les uns aux autres qui devaient contenir ce qui ressemblait à un circuit complet ou un système de circuits.

Ils n’en étaient pas sûrs parce qu’ils n’en n’avaient jamais vu auparavant. Mais ça leur montrait le futur de l’électronique, si un chemin pouvait être trouvé, afin de fabriquer cette sorte de circuit sur Terre.

Soudain, l’énorme système de guidage nécessaire pour contrôler le vol d’une fusée, en 1947 qui était trop gros pour être compressé à l’intérieur du fuselage de celle-ci, pourrait être miniaturisé de telle façon que cette fusée puisse avoir son propre système de guidage.

S’ils pouvaient copier ce qu’avaient les EBEs, ils auraient, eux aussi, la possibilité d’explorer l’Espace. Résultat, la production des composants de circuits intégrés, commença dans les semaines et les mois après le crash de Roswell, même si William Shockley à Bell Labs, travaillait déjà sur une version de son transistor dès 1946.

En été 1947, les Scientifiques à Alamogordo avaient conscience de la recherche en cours sur les composants de circuits intégrés à Bell Labs et à Motorola. Donc ils s’adressèrent à Nathan Twining afin de rechercher des Scientifiques, au sein des entreprises, susceptibles de l’aider à organiser une réunion pour définir la nature de la découverte de Roswell. L’Armée, très secrètement, avait envoyé quelques composants aux Ingénieurs, pour études et début 1950, le transistor fut inventé et maintenant les circuits transistorisés sont devenus un bien de consommation courant comme dans les systèmes électroniques militaires. L’ère des tubes à vide, vieille de 80 ans avec laquelle une génération entière de communication, tels que télévisions et ordinateurs, a été bâtie, était maintenant proche de la fin avec la découverte dans le désert d’une technologie entièrement nouvelle.

Le poste à tubes était un legs des expériences du 19éme siècle. Comme beaucoup de découvertes scientifiques historiques, la théorie derrière les tubes à vide a été découverte par chance, personne ne sut réellement ce que c’était, ni qu’en faire, seulement bien des années plus tard. Les tubes à vide trouvèrent leur plus grande utilité des années 1930 à 1950, jusqu’à ce qu’ils deviennent obsolètes, grâce à la technologie découverte à Roswell..

Bien qu’IBM et Bell Labs aient investi des sommes énormes pour mettre au point un ordinateur qui ait un rendement opérationnel faible, il semblait, étant donné la technologie informatique digitale aux alentours de 1947, qu’il n’y avait pas d’applications où l’employer. Il était simplement trop cher à construire, trop cher à démarrer, un éléphant très encombrant en fin de compte. Alors un vaisseau extraterrestre tomba des cieux au-dessus de Roswell, s’éparpillant sur le sol désertique et en un après-midi, tout changea.

En 1948, le premier transistor de dérivation - un microscopique sandwich de silicone - fut inventé par le physicien William Sockley. L’invention fut créditée à Bell Labs et comme par magie, le développement des ordinateurs dinosaures, comme l’ENIAC, fut stoppé et une génération entièrement nouvelle de circuits miniaturisés commença.

Où le tube à vide nécessitait une énorme quantité d’énergie pour chauffer, le transistor nécessitait une très faible quantité d’énergie. Comme il ne nécessitait qu’une très petite quantité d’énergie, il pouvait être alimenté par batteries. Parce qu’il ne dépendait pas d’une source de chaleur pour fournir du courant et qu’il était si petit, beaucoup de transistors pourraient être alignés dans un espace très réduit, permettant la miniaturisation des circuits.

Finalement, comme il ne brûlait pas comme les tubes, il était plus fiable. Ainsi, dans les mois suivants le crash de Roswell et le premier échantillon de la technologie des plaquettes de silicone montré aux entreprises déjà impliquées dans le développement des ordinateurs, la limitation de taille et d’énergie des nouveaux ordinateurs se réduisit soudainement et la nouvelle génération d’ordinateurs entra en développement.

Cela fournit aux RD et plus spécialement pendant la présence de Corso, l’opportunité d’en encourager le développement auprès des fournisseurs de la Défense appelés pour la mise en oeuvre des appareils à circuits intégrés dans les générations précédentes de systèmes d’armements.

Plus d’un historien qui s’intéresse à l’âge des ordinateurs a écrit que personne avant 1947 ne prévoyait l’invention des transistors ou avait même rêvé d’une technologie entièrement nouvelle. Plus grande que l’idée d’une calculatrice ou d’un engin analytique ou de toutes autres combinaisons qui feraient les premiers ordinateurs des années 30 à 40, l’invention du transistor et son évolution naturelle dans les circuits intégrés était derrière ce que tout le monde pourrait appeler un saut quantique de technologie.

Le développement complet des tubes à vide, depuis les expériences d’Edison jusqu’aux mécanismes de l’ordinateur ENIAC, avait prit 50 ans. Le développement des transistors en silicone semblait n’être qu’une question de mois. Et si Corso n’avait pas eu en mains les plaques de silicone provenant du crash de Roswell, s’il n’en n’avait pas parlé avec Hermann Oberth, Wernher von Braun ou Hans Kohler, s’il n’avait pas pris connaissance des rapports des Scientifiques, aujourd’hui disparus, de la première réunion avec Nathan Twining, Vannerar Bush et les Chercheurs à Bell Labs, il aurait pensé que l’invention du transistor était un miracle. Il savait maintenant d’où venait ce miracle.

Comme l’histoire l’a révélé, l’invention des transistors n’a été que le début de la technologie des circuits intégrés développée dans les années 50 et qui continue aujourd’hui.

Le Général Trudeau était inquiet sur la façon de conduire les nouvelles productions électroniques basées sur la miniaturisation des circuits qui allaient créer des nouveaux marchés et qui allaient forcer des industries Américaines à la faillite. Il prédit que ça leur deviendrait meilleur marché de faire fabriquer leur production en Asie, où l’industrie s’était déjà ré outillée, après guerre pour produire des composants transistorisés. Il savait que les nouveaux besoins pour l’exploration spatiale, pour défier les EBEs hostiles, sur leur propre territoire, étaient liés au développement de la technologie du circuit intégré pour ajuster sa taille aux exigences des véhicules à propulsion comme les fusées. La course pour développer des missiles plus intelligents nécessitait aussi le développement de nouveaux types de circuits qui pourraient être rangés dans des espaces de plus en plus petits.

Mais les industries ré outillées Japonaises et Allemandes étaient les seules capables de prendre un avantage immédiat avec ce que le Général Trudeau appelait la « Nouvelle électronique ».

La recherche devait être payée par les Militaires pour que l’industrie militaire puisse entrer sur ce terrain de jeu. C’était quelque chose que le Général Trudeau était disposé à défendre au Pentagone parce qu’il savait que c’était le seul moyen pour qu’ils aient leurs armes.

Seulement quelques uns d’entre eux savaient qu’ils en avaient aussi besoin pour mener une guerre d’escarmouche contre les Extraterrestres. Arthur Trudeau était un Général, sur un terrain de combat, engagé dans une campagne militaire solitaire que même la politique nationale et les lois secrètes lui interdisaient de dévoiler. Et dans le gouffre de temps entre le crash de Roswell et les intérêts de l’expansion économique d’après-guerre, même ceux qui avaient combattu auprès du Général Trudeau étaient, un par un, en train de mourir. L’industrie pouvait faire la guerre pour eux, pensait le Général Trudeau, si le terrain était correctement ensemencé avec les idées et l’argent pour les développer.

En 1961, ils avaient porté leur attention sur le circuit intégré. Les dépenses Gouvernementales pour les armes militaires et la nécessité de l’exploration spatiale avaient déjà fortement renforcé le circuit à composants transistorisés. Les radars et les missiles que commandait Trudeau à Red Canyon, Nouveau Mexique, en 1958, dépendaient de la miniaturisation des composants pour leur fiabilité et leur mobilité. Les nouvelles générations de radars de poursuites sur les planches à dessin en 1960 étaient bien plus sophistiqués et électroniquement plus intelligents que les armes que Corso avait pointé sur les cibles Soviétiques en Allemagne.

Aux USA, les radios Japonaises ou Taiwanaises, qui tenaient dans la main, étaient sur le marché. Les ordinateurs comme l’ENIAC, n’occupaient maintenant pas plus de place que des toilettes. Les mini-ordinateurs, aidés par le financement Gouvernemental des RD, qui seraient bientôt disponibles sur le marché étaient déjà en phase d’étude.

C’était le début d’un nouvel âge électronique, aidé en partie, par le financement Gouvernemental. Mais le vrai prix, le développement de ce qui avait été découvert à Roswell, viendrait quelques années plus tard. Quand il arriva, à nouveau stimulé par les besoins de nouveaux développements d’armes militaires et de voyage spatial, il causa une autre révolution.

L’histoire du circuit intégré et du microprocesseur est aussi l’histoire d’une technologie qui a permis aux Ingénieurs d’intégrer de plus en plus de circuits dans des espaces de plus en plus petits. C’est l’histoire du circuit intégré, qui se développa à travers les années 60, qui se développa ensuite à un haut niveau d’intégration dans les années 70, juste avant l’émergence des vrais ordinateurs individuels et le très haut niveau d’intégration au début des années 80.

Aujourd’hui, les ordinateurs à 200 méga-hertz sont le résultat de la technologie, des circuits intégrés, commencée dans les années 60 et qui continue aujourd’hui.

Le bond entre le circuit intégré basique à transistors et la haute intégration fut possible grâce au développement du microprocesseur en 1972.

Cette année marqua le début de l’industrie des micro-ordinateurs, bien que le premier ordinateur n’apparaisse sur le marché qu’avec le 8080A d’Intel. En 1979, Apple Computer avait commencé à vendre le premier ordinateur qui poussa la révolution du micro-ordinateur à une vitesse supérieure. Et au début des années 80, avec l’introduction du Macintosh d’Apple, pas seulement le lieu de travail mais le monde entier ressembla à un endroit très diffèrent de celui qu’il était au début des années 60.

C’est comme si, de 1947 à 1980, un changement fondamental avait eu lieu dans la capacité de traitement de l’information au niveau du cerveau humain.

Les ordinateurs eux-mêmes étaient devenus une sorte de forme de vie basée sur le silicone.

Si tout ceci est vrai, n’est il pas indiscutable que les plaques de silicone découvertes à Roswell étaient les vraies maîtresses et les voyageurs de l’Espace ou les Créatures extraterrestres leurs hôtes ou leurs serviteurs ?

Une fois implanté avec succès sur Terre, notre culture a atteint un point ultime de vivacité d’esprit, à travers le développement des ordinateurs digitaux qui n’est plus le courant normal de développement, en commençant par le développement du transistor qui nous a transporté à un point où nous achevons la symbiose avec le matériel de silicone qui transporte nos données et nous rend capables de devenir plus créatifs et donc victorieux.

Peut-être que le crash de Roswell qui nous a permis de développer la base de la technologie des systèmes d’armes pour protéger notre planète des EBEs, était aussi le mécanisme pour une implantation, réussie, d’une forme de vie non-humaine qui survit d’hôte en hôte comme un virus, un Ebola digital, que les hommes emmèneront un jour sur une autre planète. Á moins que, quelqu’un ne veuille implanter le parfait espion ou mécanisme de sabotage dans une autre Culture ?dès lors l’implantation des microprocesseurs dans notre technologie par les EBEs serait la méthode parfaite.

Peut-être que le crash de Roswell en 1947 était un événement qui attendait d’arriver, comme un fruit empoisonné tombant d’un arbre sur le sol. Le fruit une fois mordu, le poison ferait effet.

« Retenez vos chevaux » disait le Général Trudeau quand Corso spéculait trop. « Souvenez-vous, vous devez vous adresser à un groupe de Scientifiques, des gens chez Bell Labs qui attendent de voir vos rapports quand vous aurez fini d’en parler au groupe d’Alamogordo. »

C’était en 1951 et la miniaturisation des circuits électroniques et des ordinateurs avait déjà commencé, mais les rapports de Corso pour le Général et les rendez-vous qu’il lui avait arrangé à Sperry-Rand, Hughes, et Bell Labs étaient des réunions avec des Scientifiques afin de déterminer comment leurs unités respectives allaient procéder pour l’application des circuits miniaturisés à l’intérieur des études de systèmes d’armements.

L’inspiration pour les micro-circuits était tombée du ciel, à Roswell, et avait orienté le développement des ordinateurs digitaux dans une direction entièrement nouvelle. C’était maintenant le travail de Corso d’utiliser les processus de développements d’armes et plus précisément développement des systèmes de guidages pour les missiles balistiques, afin d’appliquer les systèmes de micro-circuits dans ces nouvelles générations d’armes.

Le Général Trudeau et Corso faisaient partie des premiers éclaireurs dans ce qui serait la guerre de l’électronique des années 1980.

« Ne vous inquiétez pas, mon Général, j’ai établi tous mes rendez-vous » dit il à Trudeau. « je pense, toutefois, que les gens à Bell Labs ont déjà vu ces choses là, auparavant ».

Et ils les avaient effectivement vu...en 1947.

14 - Le laser

Alors que Corso épluchait sa liste, écrivant des rapports consultatifs et des recommandations pour le Général Trudeau à propos du potentiel de chacun des articles, il perdit toute notion de temps.

Il pouvait suivre, sur la rive opposée du Potomac, les progrès de la vision nocturne : Fort Belvoir, alors que l’été finissait. Il se rendait compte qu’il faisait maintenant, nuit alors qu’il quittait le Pentagone. Et il faisait également noir lorsqu’il rentrait au Pentagone le matin. Il avait pris l’habitude d’utiliser différents itinéraires pour aller au Pentagone au cas où la CIA le suivrait.

Lui et le Général Trudeau étaient enracinés dans une longue journée routinière aux RD. Ils avaient leurs réunions matinales à propos du dossier Roswell - il appelait aussi ça « le tas de vieilleries » parce que c’était plein de morceaux et de débris qui provenaient de plus grands morceaux cassés - mais ils avaient enterré si profondément les projets de développements du matériel de Roswell que même les autres, qui travaillaient avec eux tous les jours, ne savaient rien de ce qui se passait.

Ils avaient classé le travail qu’ils faisaient avec tant de précaution que lorsqu’il fallait discuter de Roswell, ils faisaient en sorte que personne d’autre ne soit dans le bureau, ou s’arrangeait pour continuer à en discuter dans un endroit où ils ne pouvaient être écoutés alors que quel qu’un était entré dans la pièce.

La mission de Corso aux RD était d’alimenter les projets de développements en cours avec des informations et des renseignements venant de sources extérieures, hors des circuits militaires réguliers. S’ils étaient en train de développer des méthodes pour protéger la nourriture et que les Italiens ou les Allemands avaient un procédé qui semblait fonctionner, c’était le travail de Corso de tout apprendre sur celui-ci et de glisser l’information dans le processus de développement.

Même s’il n’y avait pas de développement officiel pour un article précis, si Corso entendait parler de quelque chose qui pouvait être utile à un commandant de l’Armée, même si c’était le Corps Médical, les Transmissions, le groupe Motorisé, l’Ordonnancement ou même la Timonerie, c’était le travail de Corso de trouver un moyen pour faire du goutte-à-goutte de cette information sans faire une ride en surface.

C’était la couverture parfaite pour ce que faisait Corso avec le dossier Roswell.

Le Général Trudeau et lui, avaient des réunions régulières sur les projets en cours aux RD, ceux dont ils avaient hérités du commandement précédent et ceux qu’ils voulaient démarrer.

Les Officiers qui avaient été assignés aux RD avant eux, avaient leurs propres projets en cours de développement, aussi, le Général avait donné à Corso la tâche de trouver ces projets avec les informations et les renseignements nécessaires, peu importe leurs provenances, sans perturber ce que les officiers faisaient et sans interférer avec leurs équipes.

C’était difficile à réaliser parce qu’il devait travailler dans le noir et clandestinement, même auprès de ses propres collègues dont les réputations auraient été détruites si une relation « au matériel de soucoupe volante » venait à s’ébruiter dans le cadre de leurs travaux en cours.

Néanmoins, au même moment, la plupart des Officiers de haut rang au Pentagone et les membres clefs de leurs équipes savaient que la technologie de Roswell flottait à travers la plupart des nouveaux projets en cours de développement. Ils avaient aussi, vaguement, connaissance de ce qui c’était passé à Roswell d’après la dernière version du Groupe de travail d’Hillenkoetter / Bush / Twining, qui avait du personnel oeuvrant au Pentagone.

En plus du travail officiel de Corso qu’il appelait « travail journalier » sur des projets réguliers et de son travail clandestin sur le dossier Roswell, son autre rôle officiel, mais bien souvent informel, était celui de délégué du Général Trudeau. Quand le Général avait besoin d’information pour l’aider à redéfinir ses priorités budgétaires ou d’informations pour l’aider à compiler des budgets supplémentaires de développements, il demandait souvent à Corso de l’aider ou de lui donner son avis.

Corso fonctionnait comme l’officier de renseignement du Général, l’aidant pour ses réunions avec les informations nécessaires, l’aidant même quand il devait rencontrer les comités du Congrès et le défendre, lui et la division, contre les attaques hebdomadaires des Officiers des autres branches militaires ou des Agences de renseignement ou de développements, civiles.

Tout le monde voulait savoir ce que les RD savaient et à quoi étaient consacrées leurs dépenses. De cette façon ils n’avaient pas à se chamailler avec ceux qui voulaient savoir ce que l’argent du peuple Américain permettrait d’élaborer et de lui mettre, par la suite, à disposition, avec toutefois une seule exception : Roswell.

Même les gens des RD pouvaient se sentir frustrés quand le Général Trudeau se tournait vers Corso, en cours de réunions et pouvait dire, « Connaissiez-vous l’information sur la vision nocturne que vous avez envoyé à Fort Belvoir il y a quelque temps ?où avez-vous trouvé ce dossier ? » comme Corso ne pouvait pas rester muet, il disait, « Je ne pense pas avoir eu l’occasion de voir ça auparavant, quelqu’un d’autre devait l’avoir en charge » alors Corso haussait simplement les épaules et disait « Je ne sais pas, mon Général, peut-être que c’était quelque part dans les dossiers. Je vais aller voir. ».

C’était du cinéma et beaucoup d’Officiers, qui les suspectaient d’avoir une planque d’information quelque part, savaient qu’ils cachaient quelque chose. Mais s’ils étaient dans la carrière, c’est qu’ils savaient comment, au Pentagone, se jouait la version du voleur de jambon. Les RD possédaient les infos et les cachaient. Personne ne trouverait quoique ce soit, tant qu’ils ne laisseraient pas faire.

La CIA était si frustrée de n’avoir aucune information d’eux qu’elle commença à observer de plus près les contrôleurs Soviétiques qui étaient dans les parages de Washington et qui travaillaient pour les contrôleurs du KGB dans les Ambassades.

Parce que la CIA savait parfaitement comment les Universités étaient infiltrées, elle pensa qu’elle pourrait avoir des informations, par rebond, en photographiant ce qui se trouvait à l’intérieur des photocopieuses de l’ambassade Russe, à Washington.

Et bien sûr, il y avait la rumeur circulant autour de l’échange de Scientifiques entre l’industrie et le milieu universitaire.

La CIA savait qu’il se passait quelque chose aux RD et c’est pourquoi les RD essayaient de garder le cercle autour d’eux aussi serré que possible. Corso devait donc garder un oeil sur le Général, ne pas le laisser aller à des réunions sans protections, en étant tout le temps sûr que la CIA sache bien qu’elle devrait passer par-dessus Corso pour avoir le Général Trudeau et tout ce qu’il savait.

Et la CIA savait que Corso savait ce qu’elle faisait, sachant qu’un jour il y aurait une confrontation. Corso et le Général Trudeau avaient rapidement établi leurs routines dès 1961 et la façon dont ils effectuaient leur travail semblait bien fonctionner. La vision nocturne était en cours de développement à Fort Belvoir, et les Chercheurs qui travaillaient pour eux avaient fait en sorte que les plaquettes de silicone arrivent dans les mains de ceux qui travaillaient, pour eux, à Bell Labs en leur assurant que ça avait déjà trouvé une voie de développement dans une nouvelle génération de circuit transistorisé.

Les puces de silicone étaient un camouflage de réintroduction pour les gens de Bell Labs parce que les puces avaient été présentées initialement aux Fournisseurs de la Défense suite au crash de Roswell dés 1947, dans les semaines suivant l’envoi du matériel de Wright Field.

Une histoire similaire d’introduction et de réintroduction s’était déjà produite avec la stimulation d’un rayonnement d’énergie. Une arme, pensèrent les premiers Analystes en regardant l’épave du vaisseau de Roswell.

Bien que la technologie du rayon d’énergie dirigé ait été déjà déployée pendant la Deuxième Guerre Mondiale, ce qu’ils en voyaient maintenant était une version très avancée de cette technologie, tellement avancée qu’elle devait venir d’un autre monde.

Ça excitait tellement les Analystes qu’ils voulaient le passer aux Scientifiques aussi vite que possible. Au début des années 50, une version du rayonnement d’énergie stimulée avait trouvé son chemin dans la Communauté scientifique, version à partir de laquelle furent développées de nouvelles productions autour du processus de génération de micro-ondes.

La plupart des Américains vivant en 1950 se rappellent l’introduction du four à micro-ondes qui les aidèrent à « vivre mieux électriquement » dans leurs nouvelles cuisines modernes. Un des dispositifs miraculeux qui surgit sur scène, dans les années 50, fut la promesse de cuire la nourriture en deux fois moins de temps que les fours traditionnels, même si la nourriture était initialement complètement gelée.

La théorie derrière le four à micro-ondes qui commença à apparaître, pour un long et profitable chemin, fut formulée en 1945 avec la première commercialisation d’un four à micro-ondes au Massachusetts en 1947, avant toute dissémination de renseignement ou de matériel provenant du crash du vaisseau de Roswell.

Mais dans l’épave de ce vaisseau, les Scientifiques des essais de vols à longues portées, à Alamogordo, rapportèrent que les occupants du vaisseau semblaient utiliser des instruments de stimulation d’ondes très avancés, qui d’après leurs analyses, établiraient la base pour la physique de base d’un générateur micro-ondes.

L’équipe de récupération qui avait enlevé l’épave du désert avait aussi trouvé un petit appareil tronqué avec une source lumineuse interne qui lançait un intense rayon de lumière, sur une courte distance et qui pouvait couper le métal.

Ceci, pensaient les ingénieurs de Wright Field, était aussi basé sur une stimulation d’ondes. Les questions étaient : comment les EBEs utilisaient la stimulation d’onde et comment les Américains pourraient-ils l’adapter à une utilisation militaire ou la glisser dans un développement déjà en cours ?

En 1954, alors que Corso était à la Maison blanche, le NSC recevait déjà une théorie, développée par Charles H. Townes, qui décrivait le comportement des atomes d’un gaz qui pouvaient être excités à un très haut niveau d’énergie par l’application d’énergie explosive.

Ce gaz délivrant son excès d’énergie sous forme de micro-ondes et à une fréquence très précise pouvait être contrôlé. En théorie, pensaient-ils, le rayon d’énergie pourrait être un signal de support de transmission de communications, voire même un amplificateur de ce signal. Quand le premier maser fut assemblé aux laboratoires Labs en 1956, il fut utilisé comme chronomètre en raison du calibrage exact de sa fréquence.

Le maser, toutefois, était seulement le précurseur de la production à venir ; le laser, qui révolutionnerait tous les aspects de la technologie qu’il toucherait. Il pouvait être aussi utilisé comme une arme qui les aiderait à déployer une menace réaliste face aux EBEs qui semblaient vouloir déclencher une guerre nucléaire entre les Super-puissances.

Là où le maser n’était qu’une amplification de micro-ondes, le laser était, lui, une amplification de lumière, et les théories conduisant à son élaboration circulaient dans la petite communauté des développeurs d’armes, bien avant que Bell Labs ne produise le premier maser.

Corso avait vu des descriptions du laser EBE dans les rapports du crash de Roswell, un faisceau de lumière si fin qu’on ne pouvait le voir que lorsqu’il se fixait sur une cible. Quel était l’usage de ce générateur de faisceau ? avait demandé le groupe à Alamogordo. Il ressemblait à un appareil de communication ou de ciblage, semblait avoir une portée limitée et si un bon support de puissance était découvert pour amplifier le faisceau de lumière afin de traverser le métal, il pourrait se transformer en perforateur, poste à souder, ou même en arme dévastatrice.

Alors que Corso était à la Maison Blanche, les trois branches militaires travaillaient déjà avec des Chercheurs universitaires sur le développement d’un laser fonctionnel. Finalement, en 1958, l’année où Corso quitta la Maison Blanche, il y eut une poussée dans l’activité de recherche et plus spécialement à l’Université de Colombia, où, deux ans plus tard, le physicien Théodore Maiman construisit le premier laser opérationnel.

La première démonstration pratique du laser prit place en 1960 au moment ou Corso rejoignit le Pentagone. Au Pentagone, le Général Trudeau avait mit le laser dans leur liste de développements prioritaires à buts militaires. Comme l’appareil à stimulation d’énergie était au milieu des débris technologiques découverts à Roswell, le développement Américain du laser englobait les conditions spéciales d’urgences de la mission de Corso sur Roswell. Il devait écrire un rapport au Général Trudeau suggérant les possibilités d’utilisations de la technologie laser par les EBEs dans leurs missions sur Terre et comment ils pouvaient développer la même chose sous le couvert d’un développement conventionnel.

En d’autres termes, une fois qu’ils auraient imaginé comment les Extraterrestres l’utilisaient, ça devait devenir leur modèle de développement pour des applications similaires.

Ils pensaient que les EBEs utilisaient les lasers pour la navigation, en émettant des rayons dans l’espace et en les récupérant afin de trianguler une trajectoire, pour communiquer, en utilisant le laser comme vecteur de signal ou comme signal lui-même, pour la surveillance, en peignant des cibles potentielles avec un faisceau ou pour un moyen de transport d’énergie, d’illumination et même comme accumulateur de données. L’intensité et l’intégrité du faisceau laser aurait pû servir aux EBEs comme moyen de communication primaire pour de grandes distances et même comme moyen de stocker des communications en paquets pour une livraison future.

Toutefois, c’est l’utilisation du laser par les EBEs comme outil médical ou, en fin de compte, comme arme qui les fit frissonner car pour eux, il était évident que les Extraterrestres avaient des intentions hostiles.

Si les Extraterrestres considéraient les Humains comme de vrais ennemis à détruire ou alors voyaient la Terre comme un laboratoire de spécimens à fin d’expérimentation, les résultats faisant suite à toutes les carcasses d’animaux ramassés sur le terrain par les équipes chimiques, biologiques et nucléaires de récupérations pourraient être très semblables.

De 1961 à 1963, au Pentagone, Corso eut connaissance de rapports de terrain d’agences de police locale et d’État, à propos de la découverte de bétail mort dans lequel les carcasses semblaient systématiquement avoir été mutilées, ainsi que des témoignages de personnes disant avoir été enlevées par les Extraterrestres et avoir été l’objet d’expériences.

Un des fils conducteurs de ces théories était constitué avec les rapports d’enlèvements qui décrivaient comment les personnes avaient été soumises à une sorte d’opération chirurgicale avec un faisceau de lumière, fin et intense. La police locale rapporta que lorsque les vétérinaires étaient appelés sur le terrain pour examiner le bétail mort, ils trouvaient souvent des preuves que, non seulement le sang de l’animal avait été pompé, mais que des organes entiers étaient déplacés avec une adresse chirurgicale ce qui ne pouvait pas être le fait d’un prédateur ou d’un vandale prenant les organes pour quelque rituel dépravé. On pouvait aussi trouver des preuves de meurtres ou de mise en scènes macabres, d’habitude mises en évidence par la maladresse de l’effort de mise en scène intentionnelle des carcasses.

Et dans la grande majorité des cas où l’animal était tué par un prédateur qui avait consommé son sang et transporté au loin des organes internes, les marques de dents ou la brève lutte lors du passage de la vie à la mort étaient des indicateurs évidents sur ce qui c’était passé.

Mais dans les cas où les enquêteurs disaient avoir été déconcertés par ce qu’ils avaient trouvé : l’ablation d’organes et le drainage complet du sang de l’animal, étaient faits de manière si sophistiquée qu’il n’y avait pas de dommages subis par les tissus environnants. On supposa même, dès le début des années 60, que quel que soit ce qu’utilisaient les EBEs, ce quelque chose n’avait même pas besoin de pénétrer ou d’endommager les tissus environnants. Les instruments médicaux disponibles à l’époque étaient loin d’égaler les capacités de ce qu’avaient les Extraterrestres. Le résultat était bien supérieur à la précision de leurs propres appareils chirurgicaux.

Corso fut intrigué par ces rapports alors qu’il se trouvait à la Maison Blanche et par la suite au Pentagone. Il se rappelle également qu’aussi bien le Personnel civil que militaire, attaché aux Équipes qui travaillaient pour les groupes de Twining et d’Hillenkoeter sur les ovnis, dans les années 50, était activement engagé dans la recherche de méthodes chirurgicales qui pourraient produire des « Preuves du crime » comme celles-ci.

Les Russes y étaient-ils mêlés, pensèrent-ils d’abord ? Étant donné le climat tendu de la Guerre froide, la peur que les Soviétiques expérimentent sur le bétail Américain afin de développer une arme biologique ou une toxine qui pourrait dévaster les troupeaux n’était pas si paranoïaque. Il suffit de dire sans rentrer dans les détails, que les Américains pensaient aux mêmes types d’armes, donc ce n’était pas aller chercher bien loin que de prétendre qu’ils protégeaient leurs propres stratégies du « jugement dernier », au vu de ce que les Russes pouvaient, peut-être avoir.

Mais ce n’était pas les Russes qui s’en prenaient au bétail. C’était les EBEs qui expérimentaient avec les organes, peut-être pour la transplantation dans d’autres espèces ou pour produire une sorte de bloc nutritif ou même pour créer une nouvelle entité biologique hybride. C’était ce à quoi pensaient les gens rattachés au groupe de travail dans les années 50 et 60.

Bien que le premier rapport public sur les mutilations de bétail ait fait son apparition en 1967 au Colorado, à la Maison blanche, ils étaient au courant des mutilations depuis le milieu des années 50, et plus particulièrement dans la zone englobant le Colorado. On spécula aussi sur le fait que les compagnies pharmaceutiques pouvaient être derrière tout ça voulant utiliser les organes et tissus pour des expérimentations biologiques, mais cette hypothèse fut rejetée parce que toutes ces compagnies avaient leurs propres élevages et pouvaient disposer de tout ce dont elles avaient besoin.

Les Organisations de renseignement et surtout le Groupe de travail pensaient que les mutilations de bétail qui ne pouvaient pas être expliquées par des prédateurs, des farces ou par des massacres rituels, étaient le résultat direct de l’intervention des Extraterrestres pour la recherche d’organes.

Donc si les troupeaux Terriens avaient autant d’importance pour les EBEs, au point de prendre tellement de risques et de s’exposer, il s’imposait de savoir pourquoi.

Les EBEs avaient une efficacité froide et clinique, qui rappelait la méthode Nazie, ils ne perdaient pas de temps au sol, où ils étaient très vulnérables à une attaque, s’ils n’avaient pas une bonne raison de le faire.

Dans les années 50 et 60, les Américains ne connaissaient pas les raisons de ces agissements et pouvaient seulement spéculer, ça les plongeait dans la terreur jusqu’à ce qu’ils trouvent le moyen de se protéger des EBEs qui se servaient d’eux comme tissus de remplacement ou de source nutritionnelle.

En 1997, cela ressemble au cauchemar sorti d’un film d’horreur de soucoupes volantes, mais en 1957, c’était ce à quoi ils pensaient, aussi bien à la Maison Blanche que dans l’Armée.

Ils ne comprenaient pas mais avaient des preuves irréfutables selon lesquelles les EBEs atterrissaient dans les fermes, récupéraient les organes vitaux du bétail pour ensuite laisser les carcasses sur le sol sachant que les humains ne pouvaient rien faire.

Quiconque en avait après le bétail était particulièrement intéressé par les mamelles, le système digestif, et les organes de reproduction, spécialement l’utérus des vaches. Dans beaucoup de cas, les yeux et la gorge étaient retirés par une méthode chirurgicale où la ligne de démarcation était microscopique et les tissus environnants démontraient que l’incision était soumise à très haute température, vu qu’ils étaient noircis après refroidissement.

Dans ces rapports de mutilations, l’examen médico-légal ne montrait pas de preuves de traumatismes collatéraux ou même d’inflammation. Par conséquent, pensaient-ils, les coupures pour extraire les tissus étaient si rapidement faites et la blessure étanchée si vite que les tissus environnants n’étaient jamais détruits. Cela montrait que, quel que fut ce qui opérait les animaux, ce quelque chose le faisait en quelques minutes.

Donc s’ils ne pouvaient pas protéger le bétail et s’ils ne réagissaient pas avec intelligence aux histoires d’abductions humaines, sauf par dé-bunkage (fausses allégations) ou en faisant croire aux personnes ayant été enlevées qu’elles avaient eu une hallucination, ils devraient trouver les armes qui les mettraient sur un pied d’égalité, face aux EBEs. Une de ces armes, qui avait un large potentiel d’application, était le laser, l’objet que l’Armée avait trouvé dans le vaisseau de Roswell et qu’elle développerait plus tard comme arme en coopération avec Hughes Aircarft.

Peu de temps après la première démonstration réussie d’un laser rouge à l’université de Columbia, les trois branches militaires réalisèrent qu’elles avaient misé juste. L’année suivant les résultats des tests à Columbia, l’intérêt industriel pour le développement du laser et le rapport de Roswell sur l’énergie stimulée arrivèrent tous les deux sur le bureau de Corso. Maintenant, c’était à son tour d’être impliqué et de rassembler l’information pour le développement du laser avec des fonds militaires avant que l’opération entière ne soit expédiée à un spécialiste des RD qui voudrait faire suivre la production aux niveaux suivants.

C’était leur façon de travailler : Corso alimentait le jeu, assurant le coup, puis disparaissait. Pendant que le porteur de la balle faisait son chemin, Corso était déjà hors jeu.

Corso commença par lister les besoins de l’Armée par rapport à ce que le laser était capable d’accomplir. En se basant sur ce que les Analystes militaires avaient vu dans le vaisseau de Roswell, il semblait à Corso, que si le laser de Roswell était un couteau ou un outil chirurgical, le faisceau pourrait être aussi analysé comme une arme avancée de tir rapide.

Avec un faisceau dirigé si précis, le laser pourrait se révéler aussi un excellent télémètre et gestionnaire de cible pour l’artillerie. Si le faisceau était capable de se réajuster instantanément et d’être incorporé dans un ordinateur, il serait aussi le parfait système de ciblage pour un char d’assaut, surtout un char d’assaut en mouvement.

Et si un laser pouvait peindre la cible d’un char d’assaut et trouver la distance de tir, Corso spécula qu’il pourrait faire la même chose d’un hélicoptère.

Corso suggéra au Général Trudeau que toutes les recherches qu’ils allaient entreprendre pour les hélicoptères tactiques se rejoindraient parfaitement considérant les possibilités du laser comme mécanisme de télémétrie. Ils pourraient peindre les troupes amies pour les localiser, identifier leurs ennemis et détruire leurs cibles potentielles avec une lumière invisible à tous.

Comme signal, un laser est si intense, et parfaitement stable qu’il est inaccessible à toutes sortes de perturbations. Pour cette raison, Corso fit valoir au Général Trudeau que les EBEs devaient utiliser une sorte de forme avancée de laser pour leurs communications, eux pouvaient aussi le faire. Les lasers avaient aussi la capacité de transporter des signaux multiples. Par conséquent ils devaient pouvoir assembler un grand nombre de fréquences de transmissions dans un signal laser qu’ils pourraient ensuite récupérer avec leurs systèmes de transmissions habituels. Cela voulait dire qu’ils pouvaient littéralement inonder une zone de combat avec différentes sortes de canaux de communication, chacun portant différentes qualités de transmissions dont certaines restaient à inventer.

Le Général Trudeau se dit aussi intéressé par un article écrit par d’autres Observateurs, dans un des rapports de spécifications que les lasers pourraient aussi servir comme moyen de protection en projections de grands écrans.

Les lasers étaient si lumineux que les projections pouvaient se faire dans une pièce éclairée. Le Général vit la possibilité de monter des « salles de situation » avec des projections grand écran équipées pour les transmissions de satellites radars. La pièce permettrait aux informaticiens de suivre ce qu’ils faisaient sur leur clavier tout en surveillant les écrans et en recevant les instructions.

Corso suggéra que la division militaire de cartographie serait particulièrement intéressée par la capacité de mesure du laser pour les cartes. La même capacité de mesure pouvant générer une image digitale du sol pour aider les hélicoptères en vol à basse altitude. Corso avait eu l’idée de cette évolution en lisant les rapports d’analyses sur des ovnis qui avaient eux aussi cette capacité.

C’est ce qui leur permettait de se déplacer très près du sol et de se mouvoir à des vitesses supérieures à 1000 miles/heure au niveau de la cime des arbres sans heurter quoi que ce soit.

L’appareil laser à l’intérieur de l’ovni fournissait instantanément la topographie du paysage et le vaisseau s’adaptait automatiquement au terrain.

Fin 1961, le Général Trudeau encouragea Corso à visiter Fort Belvoir de nouveau, cette fois pour rencontrer le Dr Mark Johnston, un des chercheurs en aéronautique de Hughes Aircraft.

Fort Belvoir était un des lieux sécurisés où les RD pouvaient avoir des réunions. Les allése et venus de Corso de là-bas jusqu’au RD étaient pure routine, même si les équipes de surveillances de la CIA suivaient parfois sa voiture à la sortie du Pentagone. La réunion de Corso avec Johnston était faite pour évoquer le programme de développement des hélicoptères Hughes, pas pour lui donner ses rapports sur les appareils de mesure à laser qu’ils pensaient avoir trouvé dans le vaisseau de Roswell. Il parla sommairement à Johnston de ce que l’équipe de Scientifiques d’Alamogordo pensait se trouver dans le vaisseau, il lui demanda de ne pas parler de tout ça et lui suggéra que l’équipe de développement de Hughes devait considérer intégrer le nouveau développement du laser dans leur dispositif de mesure de terrain servant aussi à l’acquisition des cibles, dans leurs hélicoptères.

« Oui, bien sûr » lui assura Corso, « le bureau des RD aurait un budget de développement pour le projet de laser, si l’équipe RD de Hughes pensait que leurs idées étaient réalisables et qu’ils pourraient les développer. »

C’est exactement ce qui arriva. Aujourd’hui, le laser est devenu le H.E.L., High Energy Laser, déployé pour le S.D.C. (Space Defense Command) étant entre autres choses, une arme anti-missile et anti-ogive.

La rencontre de Corso avec Hughes fut brève et directe. Comme beaucoup de Chercheurs que Corso avait rencontré à Hughes, Dw, IBM et Bell, Johnson avait disparu derrière un bureau, des écrans radars ou des tubes à essais dans l’arrière-salle et il ne le revit jamais.

Quand le Général Trudeau demanderait à Corso de suivre le projet des mois plus tard, un représentant d’une nouvelle entreprise le rencontrerait et le projet ressemblerait à tous les autres contrats de recherche démarrés par les RD.

Toutes traces de Roswell auraient disparu et le projet se serait inséré dans les rouages normaux des RD.

Bien évidemment l’appareil n’était jamais sorti de l’incident de Roswell. L’incident était juste un mythe, il n’avait jamais eu lieu. Cela était venu du bureau des Technologies Étrangères, quelque chose sur lequel travaillaient les Italiens ou les Français et que les Américains avaient récupéré à travers leurs sources de renseignement.

Leurs efforts sur la production du laser avaient tellement bien réussi fin 1961, que le Général Trudeau pressa Corso à diffuser cette richesse à toutes les bases militaires possibles.

Corso s’entretint, par exemple, avec des experts en armements à Fort Riley, Kansas, à propos de l’utilisation du laser sur le terrain par les troupes. Peut-être comme télémètre, suggéra-il.

Dans une de leurs dernières impulsions pour le développement de systèmes d’armements basés sur le laser, ils argumentèrent, avec succès, pour un budget de développement d’un système de suivi des missiles. Ce fut un projet ou ils trouvèrent une très forte opposition de la part des autres branches militaires. Le laser était trop nouveau, argumentèrent-ils. L’interférence atmosphérique ou les gros nuages déformeraient le laser sur les longues distances, dirent-ils ou il utiliserait trop d’énergie et serait intransportable.

Le Général Trudeau et Corso avaient un autre programme en vue pour ce projet qu’ils ne pouvaient pas partager avec tout le monde.

Ils pensaient que les lasers pouvaient être utilisés pour autre chose que le suivi des missiles, c’était évident. Ils voyaient le laser comme la meilleure arme pour, non seulement suivre les ovnis au sol, mais aussi, s’ils pouvaient en augmenter, la puissance à un niveau adéquat, pourquoi pas les descendre.

Descendons quelques ovnis, pensaient-ils, et ils ne violeront plus l’espace aérien avec tant d’impunité. Équipons les avions de chasse ou les intercepteurs avec des appareils de tirs lasers et nous pourrons devenir une menace crédible face à Eux.

Équipons nos satellites avec des appareils de tirs lasers et nous pourrons trianguler une fenêtre de tir sur les ovnis qui garderont leurs distances de nos vaisseaux orbitaux.

Mais tout cela n’était que spéculation en 1961.

Seules quelques personnes dans les autres branches des RD soupçonnaient ce que Corso et Trudeau faisaient. La NASA avait ses propres plans pour développer un système de poursuite laser et ne voulait pas partager de budget de développement avec l’Armée, il y avait donc une aide très limitée à espérer de la NASA.

L’Air Force et la Navy gardaient leurs propres budgets de développements pour les armes lasers et ils ne pouvaient pas compter sur les Agences Civiles de renseignement.

Donc Corso et le Général Trudeau commencèrent à plaider en faveur d’un plan de couverture au développement du pisteur laser et d’autres projets sophistiqués de surveillance. Ça paraissait un peu excessif, comme ça mais il trouva vite des partisans, de cette manière le vrai programme pourrait être complètement masqué. Ils ne pourraient jamais l’appeler appareil anti-ovni, donc ils l’appelèrent le missile anti-missile. C’était un des projets le plus couronné de succès jamais sorti des RD. Il produit bien plus que les théories sur la découverte du laser dans le vaisseau de Roswell.

15 - Le projet missile anti-missile

Durant la présence de Corso au Pentagone, il y eut certaines fois, où celui-ci se posa la question de savoir s’il n’y avait pas un plan global plus vaste que son propre travail.

Corso avait lu, au cours des années qui suivirent son départ à la retraite de l’Armée, des propos sur le concept de la synchronicité ou confluence et comment des choses où des événements tendaient à un même but, avec un fil conducteur commun. Comme fil conducteur, il y avait le développement du missile anti-missile qui englobait le travail de Corso aux RD, sa brève période comme conseiller d’équipe pour le sénateur Thurmond, et ses années à Rome, pendant la guerre, comme assistant du chef d’équipe (G2), au « Rome Area Allied Command ».

Début 1963, juste après que Corso ait quitté le Pentagone, le sénateur Thurmond lui demanda de rejoindre son équipe comme consultant ou conseiller sur les problèmes de Sécurité Nationale et Militaire. Le Congrès venait juste d’approuver un budget de 300 millions de dollars afin d’enquêter sur la faisabilité d’un programme de missile anti-missile. Mais celui-ci s’était retrouvé bloqué au moment où Corso quittait le Sénat. Le secrétaire à la Défense, Robert McNamara, refusait carrément de dépenser l’argent parce que, disait-il, non seulement ce programme intensifierait la course avec les Soviétiques, mais il constituerait une offense pour le Kremlin en dévoilant ce que les Américains tentaient de mettre en place : une force de première frappe afin de neutraliser leurs ICBMs. Encore pire, dit-il au Congrès, les Militaires Américains n’avaient simplement pas besoin de cette arme.

Le sénateur Thurmond était irrité et Corso était profondément soucieux. McNamara était vraiment mal informé sur la façon dont les Soviétiques réagiraient face à un déploiement d’armes de la part des USA. Les Russes négocieraient avec les Américains seulement dans leur meilleur intérêt. La CIA avait l’oreille de McNamara et lui donnait exactement les informations de désinformation que les experts Soviétiques voulaient qu’il ait : ne développez pas le missile anti-missile.

Le Général Trudeau et le Colonel Corso avaient un programme secret qu’ils avaient utilisé au Pentagone les années précédentes. Le missile anti-missile, en utilisant le ciblage et le pistage laser, était supposé être le parfait mécanisme pour obtenir les fonds afin de développer une arme à canon laser qu’ils pourraient utiliser, finalement, contre les ovnis.

En définitif, c’est le parcours qu’ils planifièrent. Le Général l’avait porté dans les dédales de la bureaucratie du Pentagone pendant que Corso se couvrait du côté législatif, certifiant au comité militaire l’efficacité d’une arme capable de protéger les forces stratégiques militaires Américaines avec un parapluie.

Si un pays était assez fou pour essayer de les attaquer, le missile anti-missile émousserait, non seulement leur offensive, mais rendrait les USA capables de non seulement dévaster les forces militaires ennemies mais aussi de tenir leurs populations en otages.

Pour le Département de la Défense, le déploiement d’un missile anti-missile encouragerait leurs ennemis à attaquer en premier leurs cités et à anéantir leurs populations civiles. Quels étaient les intérêts d’avoir une capacité de première frappe si les dommages à attendre en retour étaient déjà en route ?

Le seul moyen de préserver les populations civiles était que chaque côté possède le moyen de tenir la force nucléaire ennemie en otage. Si chaque côté pouvait dévaster la force nucléaire de l’autre, cela donnerait le temps de s’arrêter avant une destruction mutuelle des populations.

Mais le secrétaire à la Défense ne comprenait pas la guerre. Il ne voyait pas les leçons qu’avait apprise l’Union Soviétique pendant la Deuxième Guerre Mondiale quand ses populations avaient été dévastées et que les gens en étaient arrivés à un point de privation tel, qu’ils se cannibalisaient les uns les autres. Ce genre d’expérience ne vous endurcit pas, elle vous éduque.

Le seul espoir de victoire des Soviétiques dans la Guerre Froide était de faire baisser la garde des USA et de les faire capituler. En refusant d’aller de l’avant avec le missile anti-missile, le secrétaire à la Défense écoutait les arguments qui lui étaient donnés au compte-goutte, par des gens des renseignements civils qui étaient dirigés par le KGB. La réaction du sénateur Thurmond, suite au refus de Bob McNamara d’affecter les sommes au projet missile anti-missile, fut d’en appeler au sous-comité afin d’étudier ce problème.

Le département de la Défense ne voulait pas divulguer une information classifiée sur les capacités d’une arme proposée ainsi que sur sa politique de défense avant une séance publique au Congrès. Donc Fred Buzhardt, qui devint plus tard le conseiller de Nixon, suggéra que le sénateur Thurmond utilise un privilège sénatorial pour clore la séance du Sénat, de manière à ce que la discussion sur le problème du missile anti-missile puisse être discutée, en privé, avant la séance du Sénat. D’abord, il devait se procurer des informations spécifiques auprès du Département de la Défense, cette tâche revint à Corso parce qu’il était le consultant du sénateur. Personne ne savait que Corso était celui qui avait élaboré les débuts du projet missile anti-missile et qui probablement le connaissait le mieux.

La première réunion avec le Département de la Défense eut lieu dans le nouveau bureau de Corso, dans les sous-sols du Capitole. Le sénateur McNamara envoya son propre conseiller scientifique, Harold Brown, qui devint plus tard le secrétaire à la Défense, accompagné par un Colonel de l’Armée qui était devenu le responsable du développement du projet missile anti-missile. Brown ne savait pas qui était Corso mais son assistant de l’Armée devait sûrement le savoir.

« Mon Colonel », commença l’officier dès que Corso lui posa une question sur leur demande d’information. Brown se tenait bien droit dans son siège. Graduellement, comme pour évacuer les éclats d’un bloc de granite, Corso questionna l’officier à propos des détails spécifiques du programme missile anti-missile : Combien de budget ils avaient déjà dépensé au Pentagone pour ce projet et quel serait leur délai de développement.

Puis il posa plus de questions techniques à propos de la recherche dans les radars souterrains, les radars satellites, spécula sur les stratégies Soviétiques des missiles anti-missiles.

Montés sur des camions où des véhicules ferroviaires, les missiles mobiles Soviétiques seraient imposs